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    November 24

    La montée des océans fait trembler le porte monnaie!!!

    La montée des océans fait trembler les mégapoles

    23.11.2009 01:01
    Si un ouragan s'abat sur la "ville qui ne dort jamais", les dégâts coûteront énormément. [Reuters]
    Dans la lutte contre le réchauffement, les mégapoles côtières du monde sont particulièrement concernées. Environ 28'000 milliards de dollars de biens seraient menacés dans les 136 plus grandes villes si le point de non retour de la hausse des océans était atteint, selon le WWF et l'assureur Allianz.

    Il s'agit d'une augmentation de 25 milliards, note le rapport publié lundi. Cette montée en flèche est due d'une part aux changements socioéconomiques qui vont s'opérer dans les villes avec le réchauffement, comme l'augmentation de la population. D'autre part, les villes côtières seront de plus en plus exposées à des phénomènes liés à l'élévation du niveau des océans. Pour les assureurs, ces changements représentent autant de défis.

    Mille milliards si New York est inondée

    Par exemple, si un ouragan de force 4 frappait New York, les coûts s'élèveraient aujourd'hui à 1000 milliards de dollars. Cette somme sera quintuplée d'ici 2050, estime l'étude.

    Si une grande partie des dégâts n'est pas assurée, les assureurs seront grandement sollicités au travers des assurances ouragans ou inondations, ainsi qu'en tant qu'investisseurs immobilier. "En investissant dès maintenant dans la protection du climat, nous avançons en tous les cas dans la bonne direction, tout en faisant des économies", conclut Walter Vetterli, directeur romand ad interim du WWF Suisse, cité dans un communiqué.

    Il appelle les pays industriels à réduire leurs émissions de CO2 de 40% d'ici 2020. L'étude du WWF et d'Allianz examine les douze principaux phénomènes du réchauffement climatique. Mis à part la hausse du niveau des océans, la fréquence des sécheresses, le décalage de la mousson en Inde ou encore la disparition de la forêt amazonienne font également l'objet d'analyses.

    ats/mej

    En Inde, des dérèglements climatiques jamais vus

     

    Réchauffement. Des inondations ont ravagé plusieurs régions, après plusieurs mois d’une sécheresse particulièrement sévère.

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    Par PIERRE PRAKASH NEW DELHI (INDE), de notre correspondant

    Un couturier récupère un de ses machines à coudre après des inondations, dans le village

    Un couturier récupère un de ses machines à coudre après des inondations, dans le village d'Alampur, dans le sud du pays. (REUTERS)

      C’est un véritable cas d’école en matière de dérèglement climatique. En l’espace de quelques mois, l’Inde vient de vivre successivement sa pire sécheresse depuis des décennies, immédiatement suivie d’inondations meurtrières. Des catastrophes naturelles au coût humain et économique énormes, que certains experts attribuent aux perturbations qu’engendre le changement climatique sur le phénomène de la mousson, véritable ligne de vie du sous-continent puisque 60 % de l’agriculture indienne dépendent toujours exclusivement des eaux de pluie.

      Suicides. Fin septembre, le Département météorologique indien dévoilait les chiffres de la mousson d’été 2009, catastrophiques. «C’est officiellement la fin des quatre mois de mousson, résumait le porte-parole P.K. Bandhopadhyay. La saison des pluies cette année a été la pire depuis 1972.» L’Inde a en effet subi entre juin et septembre un déficit pluviométrique de 23 % par rapport à la normale saisonnière. Un chiffre qui cache de surcroît de fortes disparités régionales, le nord ayant en réalité accusé un manque de 36 %.

      Une véritable catastrophe nationale dans ce pays où l’agriculture emploie toujours les deux tiers de la population, soit 700 millions de personnes.

      Les cas de suicides se sont d’ailleurs multipliés cet été au sein des petits paysans, incapables de rembourser les dettes contractées auprès d’usuriers pour acheter des semences et des engrais. Dans certaines régions du nord particulièrement touchées, des pères de famille ont même été jusqu’à vendre leurs femmes ou leurs filles pour tenter de joindre les deux bouts…

      Puis, une petite semaine seulement après la fin officielle de la saison des pluies, des inondations monstres ont endeuillé deux grands Etats du sud du pays, le Karnataka et l’Andrah Pradesh. Plus de 300 morts, au moins deux millions de personnes déplacées et des dégâts matériels colossaux. Mi-novembre, la mousson a fait près d’une cinquantaine de morts dans la province du Tamil Nadu, dans le sud-est de l’Inde. A l’origine du désastre : des pluies particulièrement intenses (plus de 400 mm en trois jours dans certaines zones) qui ont fait déborder de gigantesques cours d’eau, notamment la rivière Krishna, laquelle a englouti villages et cultures au rythme de 8 000 km2 par jour en Andrah Pradesh. Là même où les autorités régionales avaient officiellement déclaré la sécheresse… la semaine précédente.

      «Flash rains». Même si les catastrophes naturelles sont récurrentes en Inde, comment des événements climatiques aussi extrêmes peuvent-ils se succéder au même endroit sur un laps de temps aussi court ? «La quantité de précipitations que l’Inde reçoit pendant la mousson d’été n’a pas diminué, mais elle est de plus en plus inégalement répartie, en raison de la multiplication de très fortes pluies localisées», résume B.N. Goswami, directeur de l’Institut indien de météorologie tropicale, le principal centre de recherche gouvernemental sur les questions climatiques.

      En clair : les pluies torrentielles sur des zones relativement restreintes sont de plus en plus fréquentes, provoquant des inondations monstrueuses, comme ce déluge qui avaient fait plus de 400 morts à Mumbai (ex-Bombay) en 2005, lorsque la ville avait reçu près d’un mètre de précipitations en 24 heures.

      Selon les climatologues, ces flash rains sont directement liées au réchauffement des températures qui augmente la capacité de l’atmosphère à retenir l’humidité. «Cela rend l’atmosphère plus légère, donc plus instable», résume B.N. Goswami.

      Une évolution qui est non seulement susceptible de provoquer des inondations récurrentes, mais aussi des sécheresses car «ces pluies intenses drainent l’atmosphère sur une zone environ dix fois plus grande que celles touchées par les précipitations». Limitant donc les espoirs de pluies sur les régions alentours.

      Phénomène d’autant plus pervers qu’il est impossible de prévoir où les pluies frapperont.

      November 16

      Cyclone Anja: Océan Indien Sud

       

      Hier à 11h39
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      Image satellite infrarouge
      Image satellite infrarouge
      Crédits: Météo-France

      Le premier cyclone de la saison s’est formé dans l’Océan Indien.

      Baptisé hier après midi sous le nom de Anja, le cyclone s’est renforcé en un cyclone de catégorie 2/5 ce matin, avec des vents qui soufflent à 148 km/h en moyenne, et des rafales allant jusqu’à 208 km/h près du centre.

      Anja fait actuellement du surplace, mais devrait se diriger vers le sud de l’océan Indien, épargnant ainsi toutes les îles situées dans le sud de l’océan Indien.

      Ce matin, le centre du cyclone était localisé à environ 1800 km à l’est-nord-est de la Réunion.
      On s'attend à un renforcement du système.

      La fonte de la calotte glaciaire est en accélération au Groenland

       

      Publié par Olivier Caron à 10H17

      La calotte glaciaire du Groenland perd de sa masse plus rapidement que lors des dernières années, ce qui contribue fortement à la hausse du niveau des mers.

      C'est le constat qui est fait par une nouvelle étude dont les résultats sont publiés par Science.

      L'équipe responsable de cette étude a utilisé les données météorologiques ainsi que les lectures de satellites et des modélisations par ordinateur du comportement de la calotte glaciaire afin d'analyser la perte annuelle. Ils en concluent que pour la période de 2006 à 2008, la diminution de la calotte s'est accélérée pour atteindre une perte annuelle de 273 milliards de tonnes de glace dans ce secteur. Depuis 2000, la calotte glaciaire du Groenland aurait perdu environ 1 500 milliards de tonnes.

      Pour la période 2000 à 2008, la fonte des glaces au Groenland a contribué à hausser le niveau de la mer de 0,46 millimètre par an en moyenne. Or, l'étude révèle que depuis 2006, cette contribution annuelle à la hausse du niveau de la mer a monté à 0,75 millimètre. Au total, le niveau de la mer augmente d'environ trois millimètres par an.

      L'auteur principal de l'étude, Michiel van den Broeke de l'Université Utrecht aux Pays-Bas, affirme que depuis 2000, il y a clairement eu une accélération de la perte de masse de cette calotte glacière groenlandaise. De plus, il y a eu trois étés très chauds, ce qui a contribué grandement à la fonte. Les chercheurs ajoutent que cette tendance à la fonte va visiblement se poursuivre dans un proche avenir.

      (sources: BBC News, Libération)

      Macro déchets : indigestion en mer

       

      Nathalie Fontrel - Hier, 06:00

      A 8 jours de la semaine européenne pour la réduction des déchets, les surfeurs lancent une pétition contre la présence des macros déchets dans les océans : "pas de ça sur nos plages !".

      La mer est obligée d’avaler 123 000 tonnes de macro déchets chaque année. Au point de donner naissance à un septième continent : une île composée de déchets flottants dérive dans l’océan Pacifique. Elle est aussi grande que le tiers de la surface de l’Europe. Certains de ces déchets ont été baptisés "larmes de sirènes », ce sont de petites billes en plastique. Elles sont issues de la matière première pour la fabrication d’objet en plastique ou de la dégradation des déchets qui se sont fragmentés en mer. Au point que ces confettis de plastique risquent d’entrer dans la chaine alimentaire au bout de laquelle il y a l’homme consommateur de poissons. Qui est responsable, vous et moi si vous abandonnez un objet devenu indésirable, que vous le jetiez en mer ou sur terre... exemple : le coton tige. Si vous le jetez dans les toilettes, il passe par les égouts direction la station d’épuration dont il arrive à s’échapper pour naviguer sur les cours d’eau et finir sa vie en mer. Le coton tige doit être jeté dans une poubelle. En disséquant l’estomac d’une tortue, les chercheurs ont trouvé des restes de méduses, son plat préféré mais aussi : des restes de semelle, de lunette de natation, de plastique, des morceaux d’éponge synthétique. Cet inventaire à la Prévert beaucoup moins poétique est mortel pour les tortues. Le problème c’est que ces déchets ne sont pas soumis à la législation européenne sur la qualité des eaux de baignade. Ils sont considérés comme de simples nuisances visuelles. Pas comme une pollution comme le souhaitent les militants de Surfrider Fondation. L’association a décidé de relancer sa pétition. Elle a rassemblé près de 19 000 personnes, l’association espère 100 000 signatures.

      Océans. Malades du plastique !

       

      15 novembre 2009 -

      Aux États-Unis, une étude de 2004 précise que 50% du plastique produit est mis en décharge, 20% transformé en biens à longue durée de vie et 5% est recyclé. Quid des 25% restants, soit 12,5 millions de tonnes? Ils échappent à la statistique, ce qui signifie qu'une bonne proportion doit terminer sa course dans l'océan.

      Ce problème du plastique océanique n'est certes pas nouveau. Mais il a longtemps été assimilé à celui des objets visibles, dits macrodéchets (plus de 5mm de long), essentiellement connus pour poser un problème «esthétique» ayant des conséquences coûteuses pour l'industrie touristique, pour la pêche et la navigation (blocages d'hélices et pannes, tri des déchets dans les filets...), et pour la santé de certaines espèces animales (ainsi, par exemple, environ 85% des espèces de tortues marines avalent fréquemment des sacs plastiques, qui leur occasionnent des occlusions intestinales souvent mortelles).

      Les microplastiques

      Mais la science s'intéresse désormais à l'impact écologique, tout aussi compliqué, des microplastiques, les débris de moins de 5mm. Sous l'effet du rayonnement ultraviolet et du ressac, les gros objets se fragmentent en débris de taille décroissante. Cela dépend de nombreux facteurs (nature du polymère, durée du séjour à la surface, température de l'eau, courants, etc.). Une part de ce plastique finit par devenir invisible: dans les échantillons de sédiment marin analysés par Richard Thomson, un des spécialistes de la question, il a été retrouvé des fragments de 20 micromètres (µm) - un cinquantième de millimètre. Or, passé 20µm, nous ne «voyons» plus les morceaux avec nos techniques actuelles. En fait, nous ne savons pas jusqu'où cette fragmentation se poursuit. On pourrait à première vue se réjouir: n'est-ce pas une façon pour la nature d'éradiquer ces milliards de tonnes de déchets générés par l'homme? Le problème, c'est que cette fragmentation ne constitue pas un changement de nature du plastique: il reste composé de polymères qu'aucun processus biologique n'est capable de détruire et aucun organisme capable d'assimiler. Il y a donc, désormais, des morceaux de plastique en suspension dans toutes les eaux salées de la planète, quoiqu'en quantités variables.

      Le gyre Pacifique

      Un des cas les plus médiatiques est le gyre Pacifique, qui concentre les déchets. Dans cet espace grand comme la moitié de la France, les mesures des densités de plastique donnent le chiffre d'environ 300.000 fragments de taille supérieure à 0,33mm - pour un poids de 5kg, par km² (la taille moyenne est d'environ 1mm...). Soit six fois plus que la masse du plancton présente! Le fond marin aussi est envahi par ces particules: selon des analyses, dans les vingt premiers centimètres du fond de certains estuaires californiens, le plastique constituerait 1% du sédiment! Et il forme couramment 10% des laisses de mer, ces lignes de dépôt que la mer abandonne sur les plages, habituellement constituées d'algues, de bois flottés et d'organismes marins morts. Mis en présence de particules de 2mm dans le sédiment, un grand nombre d'organismes marins (crustacés, mollusques, vers...) les ingèrent de façon indifférenciée. Le problème est que les plastiques sont toujours un mélange de polymères et d'additifs, qui leur confèrent certaines propriétés. Or si le plastique est inerte, ces additifs - qui peuvent constituer jusqu'à 50% de la masse des objets - sont souvent très actifs chimiquement: on y dénombre des substances toxiques (phtalates, ignifugeants, bisphénol A...) soupçonnées de perturber le système hormonal et de nuire à la croissance, à la reproduction, au système immunitaire, etc. Placées dans un tube digestif, où coexistent des enzymes et des acides, ces molécules sont susceptibles d'être libérées par les plastiques et donc d'entrer dans la chaîne alimentaire. Il a été par ailleurs prouvé qu'un grand nombre de polluants organiques persistants (POP), notamment les polychlorobiphényles (PCB), présents en très faibles quantités dans l'eau de mer, étaient concentrés par le plastique, du fait de leurs caractéristiques hydrophobes. La surface des microdéchets peut ainsi présenter des concentrations en toxiques un million de fois plus élevées que l'eau environnante! Cette capacité à jouer le rôle de «concentrateurs» de polluants hydrophobes pourrait être la clé de la contamination observée chez de nombreuses espèces marines. Abandonner l'usage du plastique? Difficile d'autant que les plastiques ont une vertu écologique de taille: la faible consommation énergétique que génère leur production, par rapport aux matériaux tels que le verre, le papier ou les métaux. Le problème n'est donc pas tant le plastique lui-même que le Niagara de déchets que génère l'humanité, qu'il s'agit de mieux gérer et de réduire.

      • D'après Yves Sciama

      La Nouvelle-Calédonie à Copenhague ?

       
      [ ENVIRONNEMENT - POLLUTION ]

      Une plage de Nouvelle-CalédonieEn Nouvelle-Calédonie, l'industrie minière pollue énormément ! Par conséquent, ce micro Etat veut faire entendre sa voix lors du sommet de Copenhague qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009.

      La Nouvelle-Calédonie oubliée de Kyoto

      "Les états de la planète les plus touchés sont les îles du Pacifique. Nous ne pouvons pas nous voiler la face" a déclaré Philippe Gomes, président du gouvernement calédonien. La Nouvelle-Calédonie, territoire associé à l'Union européenne, n'a pas d'engagements propres dans le cadre du protocole de Kyoto en 1997, et ses émissions de gaz à effet de serre n'entrent pas dans les quotas français.

      Vale Inco en Nouvelle-CalédonieL'industrie métallurgique se développe très rapidement en Nouvelle-Calédonie

      Cette île possède un quart des ressources de nickel de la planète. Et le caillou situé au coeur du Pacifique comptera prochainement  trois importantes centrales électrique au charbon.
      L'actuelle centrale au fuel de la Société Le Nickel (groupe Eramet) doit être remplacée par une unité de production au charbon.
      Au sud, une centrale entrera en fonction en début d'année prochaine pour alimenter l'usine chimique Goro Nickel du groupe brésilien ValeInco.
      Au nord, une autre centrale, toujours au charbon, fournira l'usine Koniambo du géant anglo-suisse Xstrata et de la SMSP locale en 2012. Il va sans dire que ces centrales vont multiplier par trois les émissions de carbone alors que le monde se préoccupe de les diminuer.

      L'île d'Ouvéa en Nouvelle-CalédonieLe réchauffement se précise !

      Avec 13,7 tonnes d'émissions de CO2 par habitant, la Nouvelle-Calédonie est déjà mal placée, devant la moyenne métropolitaine de 8,5 tonnes. 
      "La Nouvelle-Calédonie doit intégrer la délégation française à Copenhague, mais un accord particulier est nécessaire afin de montrer notre volonté de s'inscrire dans l'après-Kyoto" a indiqué Philippe Gomes.
      Au cours des cinq dernières décennies, la température moyenne dans le territoire a augmenté d'un degré et Ouvéa, dont les nappes phréatiques sont exposées au risque de salinisation, est particulièrement exposé au risque d'augmentation du niveau de la mer. Mais la situation devient de plus en plus dramatique dans plusieurs îles voisines. 

      Le mois dernier aux îles Marshall, Patrick Nunn, chercheur à l'Université du Pacifique Sud de Fidji, s'est alarmé : "D'ici 2100, je ne crois pas que beaucoup d'îles seront encore habitables. On estime qu'à la fin du siècle, le niveau de la mer aura augmenté d'un mètre". Il avait exhorté les dirigeants à préparer dès maintenant des programmes de déplacement des populations.

      La SLN sommée de moins polluer (Nouvelle Calédonie)

       

      AFP
      13/11/2009 | Mise à jour : 10:16
      |

      La province sud de Nouvelle-Calédonie a pris deux arrêtés pour contraindre la Société Le Nickel (SLN) à réduire ses niveaux de pollution à Nouméa et à construire, comme elle l'avait promis, une nouvelle centrale électrique, ont annoncé aujourd'hui ses dirigeants.

      "Il s'agit d'encadrer de manière extrêmement précise toutes les installations du site de Doniambo (à Nouméa), présentant des dangers potentiels en matière de santé humaine et d'environnement", a déclaré à la presse Philippe Michel, deuxième vice-président de la collectivité.

      Centenaire, la SLN est une usine métallurgique, qui produit environ 60.000 tonnes de nickel métal par an et qui se trouve désormais avec l'urbanisation de la ville, au coeur de zones habitées.

      Opérateur historique et longtemps tout-puissant, la société, filiale du groupe français Eramet, a jusqu'alors bénéficié d'une relative clémence des autorités à l'égard des normes environnementales.

      "Les émissions atmosphériques de la centrale électrique de la SLN sont insupportables, avec par exemple 3.000 mg/métre cube de dioxyde de soufre alors que la norme est à 200", a indiqué M.Michel.

      Quand le vent est mal orienté, des écoles ont par exemple été obligées de faire rentrer les enfants en raison de la mauvaise qualité de l'air, suscitant régulièrement la colère des habitants et de la mairie de Nouméa.

      November 15

      Le WWF et Monsanto font de l’agrobusiness

       

      Envoyé par drazic
       
      Monsanto et consort vont vite, très vite ! Il faut dire qu’avec la débâcle financière, des échéances climatiques et environnementales de plus en plus pesantes, le grand capital est en mal de placements. Le secteur de l’automobile, de l’industrie et de l’assurance déguste encore, celui de l’énergie et des TIC stagne, reste donc le haut potentiel de la santé, de l’alimentaire et de l’agriculture.
      A propos d’agriculture, la dernière trouvaille en date ne manque pas de piment. Le WWF et Monsanto font de l’agrobusiness :

      citations :

      "
      A rappeler sur le WWF.."

      A la différence d’organisations comme Greenpeace ou les Amis de la Terre, engagées dans des actions spectaculaires et des campagnes assez agressives, le WWF a toujours privilégié les négociations et les partenariats, que ce soit avec les institutions comme l’ONU, la Banque mondiale ou l’Union européenne, et les entreprises, comme Coca-Cola, Carrefour ou Lafarge. Il est vrai que quand on regarde la liste des responsables du WWF, on trouve très peu de militants écologistes de terrain mais plutôt des anciens PDG de multinationales, des hommes d’affaires, des diplomates et des personnalités du Bottin mondain. Parmi les présidents successifs du WWF-International, mentionnons par exemple le prince Bernhard des Pays-Bas, conjoint de la reine Juliana de la Maison d’Orange et actionnaire de référence de la Royal Dutch Shell ; le prince Philip, duc d’Edimbourg et mari de la reine d’Angleterre ; ou encore John H. Loudon, ancien président de la Royal Dutch Shell et de la Fondation Ford. Aux Etats-Unis, Kathryn Fuller, directrice d’Alcoa, deuxième plus grand producteur mondial d’aluminium, a présidé le WWF pendant quinze ans. En Belgique, l’actuel président du WWF est Ronald Biegs, ancien directeur général de Coca-Cola en France et en Allemagne. Le président du WWF-France est Daniel Richard, ancien PDG des Trois Suisses et de Sephora (groupe LVMH), lequel a succédé à Luc Hoffmann, ancien vice-président du groupe pharmaceutique Hoffmann-Laroche. Bref, que du beau monde.Ainsi, avec sa défense d’un « développement durable », le WWF est considéré par bon nombre de responsables politiques comme un interlocuteur bien plus raisonnable que les écologistes radicaux."




      Beaucoup de représentants de WWF sont d’anciens dirigeants d’entreprises. C'est ce qui me déplait dans l'ONG WWF. Sa trop grande dépendance par rapport aux dirigeants politiques et entreprises.
      On ne les voit jamais dans des manifestations contre le nucléaire. Lors de la manifestation Flashmob du 24 octobre, les deux représentants (des adolescentes) paraissaient perdus comme ci elle avait honte d'être associé a ces mouvements.

      Peut être la peur de perdre leur financement étatique
      November 13

      La Nouvelle-Calédonie, gros pollueur, veut aller à Copenhague

       

      NOUMEA - La Nouvelle-Calédonie, gros pollueur à cause de son industrie minière, veut participer au sommet sur le climat de Copenhague, pour lutter contre le réchauffement global dont les premières victimes sont des îles voisines.

      "Les états de la planète les plus touchés sont les îles du Pacifique, dans notre zone, comme Tuvalu ou Kiribati. Nous ne pouvons pas nous voiler la face", a déclaré à l'AFP, Philippe Gomes, président du gouvernement calédonien.

      La Nouvelle-Calédonie, territoire associé à l'Union européenne, n'a pas d'engagements propres dans le cadre du protocole de Kyoto en 1997, et ses émissions de gaz à effet de serre n'entrent pas dans les quotas français.

      Pour certains juristes et écologistes, il s'agit d'une argutie juridique, qui a été utilisée sous la pression "des lobbys miniers" pour ne pas gêner les grands projets en cours.

      Détentrice d'un quart des ressources de nickel de la planète, le Caillou connaît un développement sans précédent de son industrie métallurgique, qui comptera bientôt trois importantes centrales électrique au charbon.

      L'actuelle centrale au fuel de la Société Le Nickel (groupe Eramet), vieillissante et polluante, doit être remplacée par une unité de production au charbon.

      Au sud, une centrale entrera en activité en début d'année prochaine pour alimenter l'usine chimique Goro Nickel du groupe brésilien ValeInco et au nord en 2012, une autre centrale, toujours au charbon, fournira l'usine Koniambo du géant anglo-suisse Xstrata et de la SMSP locale.

      "Cela va aboutir au triplement de nos émissions de carbone. Pendant que le monde entier se préoccupe de les réduire, la Calédonie fait exactement l'inverse", déplore Martine Cornaille, présidente de l'association Ensemble pour la planète.

      Avec 13,7 tonnes d'émissions de CO2 par habitant, la Nouvelle-Calédonie, il est vrai peu peuplée (250.000 habitants), est déja mal placée, devant la moyenne métropolitaine de 8,5 tonnes.

      "La Nouvelle-Calédonie doit intégrer la délégation française à Copenhague, mais un accord particulier est nécessaire afin de montrer notre volonté de s'inscrire dans l'après-Kyoto", a indiqué M. Gomes.

      Sur les 50 dernières années, la température moyenne dans le territoire a augmenté d'un degré et Ouvéa, petit atoll dont les nappes phréatiques sont exposées au risque de salinisation, est particulièrement exposé au risque d'augmentation du niveau de la mer.

      La situation est cependant bien pire dans nombre d'îles voisines, dont certaines sont condamnées à disparaître. Ces micro Etats espèrent faire entendre leur voix lors du sommet de Copenhague et obtenir des aides financières, notamment pour financer l'évacuation des populations.

      Lors d'une table ronde le mois dernier aux îles Marshall, réunissant 14 pays du Pacifique, Patrick Nunn, chercheur à l'Université du Pacifique Sud de Fidji, a tiré la sonnette d'alarme.

      "D'ici 2100, je ne crois pas que beaucoup d'îles seront encore habitables. On estime qu'à la fin du siècle, le niveau de la mer aura augmenté d'un mètre", avait-il averti, exhortant les dirigeants à préparer dès maintenant des programme de déplacement des populations.

      (©AFP / 11 novembre 2009 09h03)

      November 08

      L'éruption du Piton de la Fournaise est terminée

       

      AP | 06.11.2009 | 15:02

      L'éruption du Piton de la Fournaise est terminée, a annoncé vendredi la préfecture de la Réunion en rétrogradant le plan de secours spécialisé volcan du niveau 2 au niveau 1.

      "Les mesures d'interdiction d'accès à l'enclos et le poser d'hélicoptère dans la zone du volcan, qui avaient été prises le 7 octobre dernier, sont maintenues", indique le communiqué des services de l'Etat à Saint-Denis.

      L'alerte de niveau 2 avait été déclenchée jeudi à 22h heure locale. Mais depuis vendredi en fin de matinée, les "signes du trémor éruptif" ont totalement disparu et "les coulées de lave ne sont plus alimentées".

      "Malgré plusieurs séismes et éboulements enregistrés dans la journée et un dégazage encore possible, l'éruption est donc terminée", conclut la préfecture de la Réunion. AP

      Les déchets plastiques mortels envahissent nos océans : le phénomène Trash Vortex

       

      samedi 7 novembre 2009
      Posté par David Naulin

         
      Une « soupe plastique » de déchets flottant dans l’Océan Pacifique prend de l’ampleur à une vitesse alarmante. Difficile à mesurer, elle couvrirait maintenant une surface représentant au minimum le tiers de l’Europe, certaines ONG estimant qu’elle représenterait en fait le double de celle des Etats Unis. Tous s’accordent sur le chiffre de 100 millions de tonnes de débris plastiques flottant entre deux eaux. Ce vaste amas de débris - en fait la plus grande décharge mondiale - est maintenu en place par les courants marins. Cette « soupe » flottante s’étend à travers le Pacifique nord depuis une distance d’à peu près 500 miles nautiques de la côte Californienne, puis dépasse Hawaii et continue de s’étendre pratiquement jusqu’au Japon. D’après le Programme Environnemental des Nations Unies, les débris de plastique causent la mort de plus d’un million d’oiseaux marins chaque année, ainsi que celle de plus de 100.000 mammifères marins. Pour alerter l’opinion publique de ce phénomène appelé "Trash Vortex", Chris Jordan vient de mettre en ligne sur le site Planet Green 30 clichés d’albatros photographiés sur l’atoll de Midway. Ce témoignage permet de voir avec quoi les oiseaux adultes nourrissent leur progéniture : capsules de bouteilles, briquets, aérosols et même sur l’un des clichés ce qui semble être un casque audio.

      Copyright Chris Jordan

      Copyright Chris Jordan

      - Vous pouvez voir le diaporama complet sur le site Planet Green

      Reconstitution du Trash Vortex par Greenpeace

      Cette plaque s’est formée pendant plusieurs décennies, coincée entre Hawaï et la Californie, entourée de courants concentriques qui ont ramené les déchets du Pacifique dans ce « trou noir ». (Voir la vidéo.)

       

      La localisation de cette plaque s’explique par un phénomène de vortex ou tourbillon, c’est-à-dire de courants qui font converger vers cette zone les déchets flottants et par l’absence de vents qui engendre l’accumulation de ceux-ci, constituée de tout ce qui peut flotter, qui n’est pas biodégradable et en plastique, allant de la brosse à dent jusqu’aux filets de pèche fantôme, mais aussi de millions de morceaux microscopiques de plastiques. La plaque de déchet du Pacifique, est la manifestation d’un phénomène qui touche l’ensemble des océans de la planète, formant une des plus grande menace sur les écosystèmes marins. Dans toutes les mers y compris dans les régions polaires on trouve des déchets flottants. Dans certains endroits de nos océans il ya six fois plus de plastique que de plancton...

      Quelles conséquences ?

       

      Quelles sont les solutions ?

      Si le nettoyage de la grande plaque de déchets semble un chantier titanesque dont personne ne veut assumer la paternité ni les coûts, il est de la responsabilité de la communauté internationale de régler ce problème en particulier et d’adopter des mesures efficaces de lutte contre les déchets. Il est également indispensable de développer le recyclage des déchets, l’utilisation de plastique biodégradable et mettre en place une véritable politique de réduction des déchets.

      Ce que VOUS pouvez faire pour éviter ça :

      Nous sommes tous responsables de cette situation, et chacun doit s’impliquer pour qu’elle n’empire pas. Il est grand temps de remettre fondamentalement en cause la manière dont nous usons (ou abusons) des matières plastiques. Vous pouvez agir dès à présent :

      - Chaque fois que vous voyez des déchets, ramassez-les et jetez-les de manière appropriée.
      - Réduisez votre consommation, réutilisez, recyclez vos produits.
      - Soyez un consommateur responsable, et faites votre possible pour éviter les produits dont l’emballage est excessif, en particulier lorsqu’il s’agit de produits jetables.
      - Faites pression pour des équipements de recyclage meilleurs et plus nombreux dans votre quartier.
      - Participez aux initiatives locales de nettoyage de cours d’eau, rivières et plages, ou organisez-en une vous-même. Ces opérations ne sont pas une solution miracle, mais elles sont très efficaces pour attirer l’attention sur le problème plus grave de nos océans.
      - Si vous habitez en région côtière ou au bord d’un cours d’eau se jetant dans l’océan, vos égouts amènent probablement les déchets directement en mer. Soyez conscient de ceci, ainsi que de toute autre source potentielle de pollution marine dans votre région. Battez-vous pour leur disparition.
      - Soyez très conscient de votre empreinte écologique. Prenez des décisions allant dans le sens du changement, et dites non au paradigme actuel du tout-jetable.


      Sources de l’article : Greenpeace - Planet Green

      La vente de charbon en progression (Madagascar)

      Maevarano
       
      La déforestation gagne du terrain, avec l’exploitation sauvage des périmètres plus ou moins protégés. Tout se transforme en charbon de bois.
       
      On comprend maintenant la raison des feux de brousse au alentours de la commune d’Ambondromamy, située à 130 km de Mahajanga. Le commerce du charbon de bois à Amborondolo, dans la commune de Maevarano, au PK 421 vers Mahajanga a multiplié en l’espace de quelques mois.
      Tous les habitants de cette partie s’adonnent à faire brûler la forêt pour en faire un commerce juteux de charbon de bois. Si au début, il n’était qu’un seul vendeur, aujourd’hui on peut en trouver plus d’une dizaine tout le long de la route.
      La belle forêt qui a entouré la commune de Tsaramandroso n’est plus qu’un fouillis de troncs d’arbres desséchés par les incendies. Aucun arbre n’a été épargné, en particulier dans le village de Maevarano. Les vendeur de charbon de bois se sont installés au bord de la route nationale dans le village d’Amborondolo près d’Ambatoloaka.
      Dernièrement, les voyageurs d’un taxi-brousse en direction de la capitale n’ont pu trouver un endroit pour se soulager lors de la petite récréation à cet endroit. Aucun buisson ni bosquet pour faire son besoin.
      Dégâts
      Avant, c’était pourtant un lieu très rafraîchissant et ombrageux. Bientôt, tout le monde devra payer des actes de destruction des inconscients.
      En fait, l’exploitation du charbon de bois est régie par des règlementations spécifiques. Il faudrait appliquer les textes et lois. A croire que les responsables ne font que constater les dégâts de cette déforestation criminelle.
      Les conséquences sur le climat sont, en outre, sans commune mesure. D’une part, le réchauffement entraîne des bouleversements comme les inondations avec d’abondantes précipitations, ou comme les sécheresses durables. D’autre part, le sol perd de plus en plus sa protection végétale, et devient aussi stérile. C’est les profits à court durée ne valent pas les pertes à plus ou moins longues échéances.
       
      Vero Andrianarisoa

      G20: la lutte contre le réchauffement en panne de fonds

       

      Les ministres des Finances du G20, réunis samedi en Ecosse notamment pour préparer le sommet de Copenhague sur le changement climatique ne sont pas parvenus à un accord sur le volet financement.

      176 réactions

      Pollution, photo de Senor Codo sur Flickr / licence Creative Commons

      Pollution, photo de Senor Codo sur Flickr / licence Creative Commons

      (mis à jour à 17h19)

      Le G20-Finances s'est achevé samedi sans avancée concrète sur le financement de la lutte contre le changement climatique, un enjeu crucial pour l'avenir de la planète, à un mois de la conférence de Copenhague.

      Les ministres des Finances e sont certes prononcés samedi à Saint Andrews (Ecosse) en faveur d'un accord "ambitieux" à la conférence de Copenhague sur le climat, mais sans préciser les moyens financiers pour y parvenir, selon le communiqué final.

      Alors que cette conférence organisée sous l'égide de l'ONU se tiendra du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise, le Royaume-Uni a appelé les grands argentiers du G20, réunis vendredi et samedi en Ecosse, à parvenir à s'entendre sur l'octroi de financements aux pays les plus pauvres, pour les aider à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

      L'Union européenne a chiffré à 100 milliards d'euros par an d'ici à 2020 le surcoût de cette "révolution verte" pour les pays en développement, une somme qui serait financée en partie par ces Etats, mais aussi par des aides publiques des pays développés, et par les marchés de quotas de CO2.

      Mais les pays membres de l'UE n'ont pas pris d'engagement ferme sur leur propre contribution à cette manne et n'ont pas expliqué comment ils comptaient réunir ces fonds.

      Plusieurs membres considèrent que cette enceinte n'est pas légitime pour trancher cette question, estimant qu'elle devait être négociée plus largement, entre tous les participants à la conférence de Copenhague, en même temps que les objectifs de réduction des gaz à effet de serre, toujours objet de vifs débats.

      Taxes or not taxes?

      Les modalités du financement sont également très débattues. Alors que la crise financière a vidé les coffres de nombreux Etats, certains sont partisans de dégager de nouvelles ressources, en imposant par exemple des contributions spécifiques à certaines industries polluantes, comme le transport aérien et maritime, ce que d'autres refusent d'emblée.

      "Je suis parfaitement conscient qu'il y a autour de cette table des points de vue différents" et que le climat va donner lieu à des "négociations difficiles", mais "il est impératif que nous puissions démontrer que nous avons fait de vrais progrès pour résoudre ce problème qui est maintenant très réel et urgent", a insisté samedi le ministre britannique des Finances Alistair Darling, avant la reprise des travaux du G20.

      Discussions tendues

      Plusieurs délégations de pays du G7 ont confirmé que les discussions étaient tendues. Une source française a laissé entendre que le communiqué final du G20-Finances pourrait ainsi ne pas contenir d'engagement précis sur le changement climatique.

      Or le temps presse. A moins d'un mois de Copenhague, plusieurs ONG ont prévenu, que faute d'accord préalable sur le financement, la conférence sur le climat pourrait capoter.

      "Si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement, si nous ne nous entendons pas sur les contributions pour répondre à ce problème, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d'obtenir un accord à Copenhague", a ajouté M. Darling.

      (source AFP)

      Crédit photo: Senor Codo, sur Flickr. Licence Creative Commons by-sa.

      Biodiversité : une Liste rouge qui vire au noir

       

      La liste rouge 2009 de l’UICN dresse un état des lieux préoccupant des conditions de survie des espèces animales et végétales de notre planète. Sur les 47 677 espèces répertoriées, 17 291 sont menacées. La France se classe au huitième rang des pays des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces en danger. Les objectifs de conservation de la biodiversité établis pour 2010 ne seront évidemment pas atteints…

      Biodiversité : une Liste rouge qui vire au noir
      Le Vison d'Europe, vivant en France, est classé "en danger" sur la Liste rouge de l'UICN Crédit photo : © outdoorsman - Fotolia.com.jpg

      « Les preuves s’accumulent sur la sévérité de la crise d’extinction que nous traversons » a martelé Jane Smart, directrice du Groupe pour la conservation de la biodiversité de l’UICN. Avant de brandir la menace de l’urgence : « Il est temps que les gouvernements commencent sérieusement à œuvrer pour la protection des espèces et que ce sujet brûlant figure parmi leurs priorités l’année prochaine, car le temps presse ».

      C’est un fait, il est bien tristement acquis, quoique non admis, l’objectif de la communauté internationale d’enrayer l’érosion de la biodiversité pour 2010 ne sera pas atteint. Et le bilan tiré par l’Union internationale de conservation de la nature ne souffre guère de doutes à ce sujet. 36 % des espèces répertoriées sont menacées. La dégradation des milieux naturels, la surexploitation, l’introduction d’espèces invasives, les pollutions et le changement climatique constituent les facteurs responsables de ce fléau. « Ces résultats ne représentent que le sommet de l’iceberg. Nous n’avons évalué pour l’instant que 47 663 espèces, alors qu’il en existe encore des millions qui sont peut-être sérieusement menacées », avoue Craig Hilton-Taylor, directeur du Bureau de l’UICN pour la Liste rouge.

      Les espèces d’eau douce négligées

      La crise sévère que subit la biodiversité se chiffre ainsi : 21 % des mammifères, 30 % des amphibiens, 12 % des oiseaux, 28 % des reptiles, 37 % des poissons d’eau douce, 70 % des plantes et 35 % des invertébrés sont menacés. Sur les 12 151 plantes que dénombre la Liste rouge, 8 500 sont menacées d’extinction et 114 sont déjà éteintes. Concernant les poissons d’eau douce, 1 147 sont menacés, soit 510 de plus que l’année dernière, sur un total de 3 120. Pour exemple, citons le poisson garde-boue, endémique de la Nouvelle-Zélande qui passe du statut quasi-menacé à celui de vulnérable. « Les espèces vivant en eau douce ont pendant longtemps été négligées. Cette année, nous en avons de nouveau ajouté un grand nombre à la Liste rouge et confirmons la menace élevée qui pèse sur de nombreux animaux et plantes d’eau douce », prévient Jean-Christophe Vié, directeur adjoint du Programme espèces de l’UICN.

      293 nouveaux reptiles ont été ajoutés cette année à la longue liste de l’UICN. Sur les 1 677 répertoriés, 469 sont menacés d’extinction et 22 sont déjà éteints. Les 165 espèces endémiques des Philippines qui viennent de faire leur entrée « en rouge » incluent le varan de Panay, classé en danger du fait de la perte de son habitat due à l’agriculture et à l’exploitation forestière ainsi qu’à la chasse que l’Homme lui fait subir. « Les reptiles de la planète sont sans aucun doute en mauvaise posture mais il est possible que la situation actuelle soit bien pire qu’elle n’y paraisse », avertit Simon Stuart, Président de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN.

      La France subit la crise de plein fouet

      Au huitième rang mondial des pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées, la France remonte à la cinquième place si l’on ne tient compte que des pays européens. Recensant 778 espèces menacées, le pays doit sa position aux DOM-TOM, véritables points chauds de la biodiversité, principalement la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française. Très riches en espèces mais ayant perdu 70 % de leurs habitats naturels originels, les collectivités d’outre-mer sont un vivier d’espèces menacées. Le dugong de Mayotte est classé vulnérable, la tortue Luth en Guyane et la tortue imbriquée dans les Antilles sont toutes deux en danger critique. La flore n’est pas non plus épargnée. Le kaori rouge et le kaori blanc, endémiques de Nouvelle-Calédonie, sont vulnérables tandis que le bois de catafaille noir de La Réunion est en danger critique. En métropole, le Vison d’Europe est en danger, le scarabée pique-prune est vulnérable et la Biscutelle de Rotgès, petite plante endémique de Corse est en danger critique.

      « La France porte une responsabilité de premier plan aux niveaux mondial et européen pour enrayer l’extinction de la biodiversité. A l’occasion de l’année 2010, décrétée Année internationale de la biodiversité par les Nations Unies, la France se doit de donner une nouvelle ambition à sa politique de préservation des espèces, à la hauteur des enjeux présents sur son territoire », a prévenu le Comité français de l’UICN.

      Pour consulter la Liste rouge de l'UICN, cliquez ici

      Albane Wurtz
      November 06

      Amazonie: le Brésil maintient l'objectif de réduire le déboisement de 80%

       

      (AFP) – Il y a 2 jours

      BRASILIA — Le gouvernement brésilien a maintenu mardi son objectif de réduire de 80% d'ici à 2020 la déforestation de l'Amazonie, grande responsable des émissions de CO2 du géant sud-américain.

      Mais le Brésil ne fera connaître que le 14 novembre les grandes lignes de sa position avant la conférence de Copenhague où 192 pays chercheront à conclure un accord mondial sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement de la planète.

      A l'issue d'une réunion du gouvernement autour du président Luiz Inacio Lula da Silva, l'influente ministre Dilma Roussef a confirmé que le Brésil voulait réduire de 80% le déboisement de l'Amazonie, la plus grande forêt tropicale de la planète qui perd chaque année plus de 12.000 km2.

      Cela équivaudra à une baisse de 580 millions de tonnes de CO2 par an, a souligné le ministre des Affaires étrangères Celso Amorim.

      Le Brésil est le quatrième émetteur mondial de gaz à effet de serre et près des trois-quart de ces émissions sont dues à la déforestation.

      Le gouvernement "va définir des mesures dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture, de la sidérurgie et de la déforestation", a-t-elle dit.

      Mais "on annoncera les lignes générales, on ne va pas donner de chiffres", a-t-elle ajouté.

      Toutefois, selon le ministre de l'Environnement Carlos Minc, la réduction de la déforestation de l'Amazonie équivaudra à une baisse d'environ 20% des émissions de dioxyde de carbone du Brésil. Les mesures prises dans les autres domaines devraient représenter une autre réduction de 17%.

      Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

      Tempête tropicale Ida: Affaiblissement au dessus du Nicaragua

       

      Il y a 15 min
      Cliquez sur l'image
      Image satellite visible du 4/11/09
      Image satellite visible du 4/11/09
      Crédits: NOAA

      |Mise à jour du 6/11/09 à 8h06:

      Après s’être renforcée en cyclone de catégorie 1/5 sur l’échelle de Saffir Simpson et avoir touché les terres du Nicaragua avec des vents à plus de 110 km/h en moyenne, Ida s’est nettement affaiblie cette nuit au dessus du pays.
      Si les vents sont actuellement très faibles, 65 km/h, ce sont les pluies qui accompagnent Ida qui sont soutenues.
      Le système continue de se déplacer vers le nord nord-ouest à la vitesse moyenne de 7 km/h.
      Il pourrait reprendre de sa force en rejoignant les eaux des Caraïbes dans les prochaines 36h00.
      Un pré-avis de tempête est en cours pour la côte nord-est du Honduras.

      Image satellite animée: ici
      Image satellite infrarouge: ici
      Image satellite visible : ici
      Trajectoire et alertes: ici




      |Mis en ligne le 5/11/09 à 7h10:

      Une tempête tropicale s’est formée hier dans le sud-ouest des Caraïbes tout en se renforçant assez rapidement, ce qui lui a valu d’être baptisée en cours de soirée sous le nom de Ida.
      Ida se déplace vers l’ouest nord-ouest à la vitesse moyenne de 9 km/h avec des vents qui soufflent à 95 km/h en moyenne.
      Le centre de la tempête est actuellement localisé à 120 km au large des côtes Est du Nicaragua ou une alerte à la tempête et une pré alerte cyclonique sont actuellement en vigueur.

      Ida devrait continuer de se déplacer vers l’ouest nord-ouest puis rentrer sur les terres du Nicaragua et du Honduras par la suite, avant de rejoindre les eaux de la mer des Antilles.









      (http://www.meteo-world.com)
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      Piton de la Fournaise: éruption en cours

      Société

       

      AP | 05.11.2009 | 20:51

      Le préfet de la Réunion Pierre-Henry Maccioni a déclenché jeudi soir une alerte à la suite de l'enregistrement d'un signal sismique caractéristique d'une éruption au Piton de la Fournaise.

      Selon un communiqué diffusé par la préfecture, M. Maccioni a déclenché à 22h locales l'alerte 2 du plan de secours spécialisé volcan - "Eruption en cours".

      La préfecture précise qu'une coulée de lave s'échappe d'une fissure sur le flanc extérieur est-sud/est du cratère Dolomieu.

      "L'éruption se situe à l'intérieur de l'enclos et ne constitue aucune menace pour le moment", ajoute-t-elle, en soulignant que les mesures d'interdiction d'accès à l'enclos et le poser d'hélicoptère dans la zone du volcan -prise lors du passage à l'alerte 1 le 7 octobre- sont maintenues.

      Une reconnaissance sur le terrain doit avoir lieu vendredi matin. AP

       

       

      La mort des océans

       

         
      par mrichard -

      Depuis une dizaine d'années, les chercheurs et scientifiques s'inquiètent à propos des fonds marins et de leur avenir. En effet, des études ont démontré qu'à cause du réchauffement climatique, de la pollution industrielle, automobile et urbaine, des engrais, pesticides et autres produits chimiques produits chaque jour par les humains, les océans sont en train de mourir.Il existe actuellement des zones mortes appelées «anoxiques» dans les grand fonds marins ou au fond des grand lacs, dans lesquels l'eau reste stagnante.

      Ces zones anoxiques sont caractérisées par l'absence d'oxygène dans l'eau. Ce phénomène prend naissance avec la diffusion de CO2 dans l'air, qui se transforme en précipitations et retombe dans ces eaux, qui ont de plus en plus de difficulté à absorber cette pollution sans en connaître les désavantages. On peut calculer le taux d'oxygène dissous dans l'eau par un «seuil de saturation», qui se tient normalement autour de 80%, et c'est le taux dont la plupart des organismes évolués ont besoin pour vivre.

      Cependant, dans certains océans, on mesure ce taux de saturation entre 1% à 30%, ce qui est grandement insuffisant. Toute la faune et la flore qui se retrouvent dans ces zones sont tués instantanément et leur cadavre, pour se décomposer, utilise le reste de l'oxygène disponible. Certains océans contiennent des couches et des couches de poissons morts qui se sédimentent dans leur fonds marin. Klaus Toepfer, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), notait que si certaines de ces zones sont de superficie réduite (moins d’un km²), d’autres sont devenues très vastes, la plus grande atteignant 70 000 km². La taille de ces zones augmentent un peu plus à chaque décennie, et particulièrement depuis la fin des années 1990.

      Certaines portions de l'Atlantique-Nord portent maintenant le titre de «désert océanique», et dans certains cas, comme la mer Baltique, toute forme de vie à été détruite et il ne reste que différentes formes de bactéries, qui se sont adaptées au pH de l'eau. Je mentionne le pH, car en plus de se vider d'oxygène, les mers et océans s'acidifient d'année en année. D'ici 2100, on croit que ce même pH passera de 8.14 à 7.8, point très près de la limite d'acidité à laquelle la vie marine ne peut plus vivre, soit 7.6. La nature a créé et maintenu le pH actuel des océans pendant plus de 20millions d'années. Les humains, si l'on parle seulement depuis la révolution industrielle qui débuta autour des années 1800, auront accompli le même exploit en 209 ans! Pour les crustacés, qui portent leur squelette à l'extérieur de leur corps (homards, crabes...), soit leur carapace, et les récifs de coraux, qui sont fait de calcium (comme les os humains), sont en train de fondre à cause de cette même acidité. On pense que d'ici 50 à 100 ans, la disparition de plusieurs types de poissons et crustacés sera inévitable.Si nous réfléchissons un tant soit peu, nous constaterons que si une ou dans le cas présent, plusieurs mailles de la chaîne alimentaire marine viennent à disparaître, c'est toute la vie terrestre et maritime qui sera ébranlée..

      J'y vais peut-être fort mais pensons au nombre de personnes qui basent leurs activités économiques sur l'industrie de la pêche, l'alimentation, le transport et la vente du poisson et de fruits de mer, les médicaments et aliments qui contiennent des oméga 3 ou autres vitamines provenant de la mer... L'évaporation de ces eaux au dessus des océans formeront des nuages acides qui, par le vent, se rendront sur la terre ferme et le cycle recommencera de plus belle; la faune et la flore terrestre sera touché par ces précipitations etc.

      En ces temps où la désertification gagne de plus en plus de terrain sur les continents, où les gens crèvent de faim et où la couche d'ozone nous tombe sur la tête, il faut en plus que les océans soient en train de se vider de toute espèce vivante.. c'est pas très joli comme image non ? Quoi qu'on en pense, l'humain est responsable, directement ou indirectement de ces phénomènes. On devrait peut-être commencer par s'occuper des choses vraiment importantes et qui vont finir par nous toucher directement dans un avenir plus proche qu'on le pense.

       

       

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_mortehttp://www.terriane.fr/environnement/réchauffement-climatique-risque-faire-mourir-océans http://www.vedura.fr/environnement/eau/zone-morte-aquatique http://fr.wikipedia.org/wiki/Acidification_de_l’océan http://www.actualites-news-environnement.com/17069-recifs-corail-acidification-oceans.html


      Pourquoi ai-je le sentiment qu’on nous mène en Iceberg?

       

      04 Novembre 2009 Par
      Le Gravier
      THUIR (66300)
      Inscrit(e) depuis Dec. 2008
      " href="http://www.mediapart.fr/blog/64731">Le Gravier

      On dit aujourd'hui que l'écologie est « transversale », expression étrange pour ne pas employer  « ni de gauche, ni de droite », largement éventée depuis, tout le monde sait qu'elle signifie : de droite. Il en est ainsi de l'histoire, de la « valeur » travail, de l'insécurité, de la terre, de l'identité nationale...

       

      A droite, justement, on préfère agiter l’opinion avec ces sujets qui font chorus pour mieux la distraire de ceux qui fâchent. Ainsi les discours et opérations médiatiques sur l’écologie se multiplient comme par génération spontanée : Sarkosy, depuis qu’il « se cultive », veut faire croire que Home est devenu son film de chevet. Juppé vient d’écrire un livre courageux et fondateur dans lequel il jure devant dieu qu’il ne mangera plus de cerises (sur le gâteau) en hiver… Saluons cette démarche révolutionnaire !  Il y a eu le Grenelle de l’environnement dont il a fallu chercher l’appellation dans l’histoire pour donner du poids à son insignifiance Il y a eu enfin le film transversal de Monsieur Hulot ( !)  qui renchérit sur Juppé en fermant son robinet lorsqu’il se lave les dents. Le confusionnisme de droite permet d’agir sans la participation des citoyens qu’il préfère traiter en spectateurs et en consommateurs.

       

      L’écologie est une science, par définition apolitique, mais il y a à droite et à gauche des manières très différentes d’utiliser cette sciences, soit pour s’en servir, soit pour servir le bien commun.

       

      A gauche, peu de bruit, manque de clarté, de rigueur, de vigilance. Sous peine de mort, la cause écologique de la gauche doit faire appel à l’intervention de citoyens éclairés et conscients pour se développer et vaincre. Or il est navrant de voir qu’au PS, par exemple, l’écologie devient plus une posture politique que le lieu d’une rigoureuse bataille idéologique de grande importance.

       

      Preuve en est l’acceptation non critique des thèses sur le réchauffement climatique lié au CO2 :

               - Le CO2,  gaz à effet de serre, est le principal responsable du réchauffement de la planète.

      - Les signes de réchauffement sont alarmants : fonte de la banquise  mais surtout fonte des glaciers.

      - la catastrophe est annoncée : élévation du niveau des mers, cataclysmes météorologiques,

      Elle est annoncée, mais on ajoute aussitôt : la catastrophe,  c’est si on ne fait rien !...Et que faut il faire ? Accepter de payer une taxe pour pouvoir modifier notre comportement. Car bien sûr nos comportements sont liés aux taxes que nous payons

      - Enfin,  argument imparable, tout cela est universellement admis. Impossible de le contester. You must think like that!     (Vous devez penser ainsi!) Sinon  vous  n’êtes  pas écologiquement correct.

       

      Allez savoir pourquoi,  mais quand je sens ce genre d’injonction, je ne peux m’empêcher de désobéir et donc d’essayer de comprendre. Paul Valéry pourrait redire : "Ce qui est dit partout, par tous et toujours… a toutes les chances d’être faux ! "

       

      Donc tout le monde est acquis au réchauffement climatique dû au CO2. Eh bien ce n’est pas aussi évident que ce qu’on nous fait injonction de croire. Si on cherche à se documenter ailleurs que dans les  discours  réchauffementistes, on trouve des voix discordantes, tout aussi scientifiques. Par exemple  Robert  Vivian  (universitaire  Français « Glaciologue » de renon) écrit ceci :

       La " mondialisation " en matière de climat est un leurre. Elle n'existe pas.

      Les évolutions des climats de notre planète ne se font, ni de manière concomitante, ni de façon homogène. On le redécouvre aujourd'hui avec le concept de NAO (Oscillation nord atlantique des valeurs de la pression atmosphérique) qui analyse les comportements climatiques souvent contradictoires du Nord et du Sud de l'Europe ; comme existent des oppositions entre Amérique du Nord et Europe, entre le domaine antarctique et le reste du monde.

      En octobre 2005, les équipes nationales de ski se plaignaient de ne pas pouvoir faire d'entraînements : il y avait trop de neige dans les Alpes Orientales… et pas assez dans la vallée de Tarentaise (P. Jolly, Le Monde). En 2005-2006, pendant que l'Europe subit une vague de froid sans précédent, l'Australie enregistre des records de chaleur générateurs d'incendies monstres, etc.

       

      On comprendra qu'il est complètement erroné de vouloir étudier les variations des glaciers de montagne des régions tempérées au vu des seules courbes de température et des seules évolutions de l'environnement chimique des régions polaires. Qu'on se le dise !

       

      Encore plus troublant Robert Vivian  ajoute :

       

      Par ailleurs, il faut bien avoir en mémoire que si un réchauffement peut provoquer aux latitudes moyennes une fusion accélérée des glaciers (canicules1976 et 2003 !), au contraire, dans les zones froides à températures négatives, il signifie, le plus souvent, une augmentation des précipitations neigeuses donc à terme, une crue glaciaire.  (Robert Vivian)

      Donc si on comprend bien,  si réchauffement il y a, cela augmente la présence d’eau dans l’atmosphère et donc,  dans les zones froides  - les pôles – cela augmente les précipitations neigeuses et donc la crue des glaciers. Etonnant non ?

      Autres remarques montrant que sur le terrain, les choses ne sont pas si simples que cela :

      - phénomène souvent méconnu : dans les pays de mousson (Himalaya),l'accumulation en neige des glaciers se fait en été plus qu'en hiver, au contraire des autres régions du monde où l'hiver est la saison d'alimentation et l'été la saison d'ablation.

      - Et avec tout cela, on voudrait que les glaciers obéissent au doigt et à l'œil aux fluctuations climatiques!  (Robert Vivian)

       

      Enfin dernière citation de Robert Vivian :

               L'excellent photographe et topographe que fut le glaciologue Joseph Vallot (1854- 1925), spécialiste du Mont-blanc, a laissé une multitude de clichés noir et blanc, des relevés topographiques et des cartes qui aident à l'identification des fluctuations glaciaires passées


      Regardez cette photographie du glacier des Bossons prise par Vallot en 1920 et documentée par lui. Elle est intéressante parce qu'elle résume les fluctuations du glacier sur quatre siècles.

      fonte-de-glaces.jpg
      Vallot y a reporté les positions successives du front glaciaire en 1620, 1740, 1818, 1855, 1876 et 1920. À titre indicatif, la position du glacier en 1997 (lors de son plus grand recul) était proche de celle de 1740 et 1876. Dans le passé, à chaque recul le glacier a retrouvé de l'énergie pour retrouver son lustre d'antan. Qui peut imaginer que le recul des années 90, sur le même glacier des Bossons, soit l'indication d'un déclin inexorable ?

      La lecture attentive de ces documents montre plusieurs choses :

      R.Vivian ne remet pas en cause un réchauffement climatique dû  à l’activité hyper productive de l’homme Il conteste le terrorisme idéologique qui existe concernant le rôle attribué au CO2. Outre les arguments que j’ai retranscris ici, si vous prenez le temps de lire les textes que j’ai mis en lien vous découvrirez qu’il n’existe pas de lien certain entre le taux de concentration en CO2 et l’avancée ou le recul des glaciers, il donne de nombreux exemples contestant ce lien, notamment un exemple  cocasse : l’augmentation de la hauteur du Mont-blanc  due à l’augmentation de l’épaisseur de sa calotte glacière ?

      Mais me direz vous  Vivian est mort en 2007 depuis la science a fait des découvertes. (Hum…)

      C’est possible…Mais alors, on devrait nous apporter ces nouvelles preuves. Or il est pour le moins troublant de constater  que suivant le principe : You must think like that!  ce ne sont pas des preuves qu’on nous sert, mais des mensonges sur les mêmes comptines. Un exemple récent :

      Le 19 et 20 septembre 2009 le journal Libération nous propose une page de couverture affublée d'un grand titre " Réchauffement Climat d'Urgence" suivi d'un article de  3 pages subtilement intitulé "Ainsi fond, fond, fond..." dont les textes alarmistes proclament que "L'arctique fond plus vite que prévu", que "Le changement climatique s'opère plus vite que prévu" etc.

      Nous avons l'habitude... N'est-ce pas ? Mais est-ce bien vrai ?

      Le site « pensée unique »  décerne son bonnet d’âne à cet article :

      Manque de chance pour l'auteur, les indicateurs officiels du climat nous disent exactement le contraire : depuis deux années consécutives, la surface glacée de la mer arctique a augmenté de près de 25%. L'antarctique, lui, non seulement ne fond pas mais se trouve bien au dessus de la moyenne. Cette année, il est encore très proche du record d'extension historique et a augmenté depuis l'année dernière.

      Ce sont de bonnes nouvelles mais visiblement, le journaliste n'a que faire des courbes et des mesures. Le bonnet d'âne du mois de Septembre, fourré en poil d'ours blanc (dont la population se porte très bien, merci) lui revient donc de droit.

      Comme à l'habitude, nous comparons cette affirmation ultra alarmiste aux observations officielles, ici donnée par les satellites… 

      Vous pouvez vous reporter à l’intégralité de l’article sur le site  « pensée unique » mais voici quelques éléments de réflexion qu’on y trouve:

      En cette mi-septembre qui marque le minimum de l'englacement de la mer Arctique, nous étions nombreux à nous étonner du relatif silence des médias alarmistes de la presse mondiale quant à la fonte des glaces polaires (le "canari dans la mine" du réchauffement climatique, disent-ils) et il vrai que la discrétion serait de mise…

      Pourquoi ? Tout simplement parce que la mer arctique n'a pas fait ce que beaucoup attendaient d'elle : De fait, elle s'est renforcée par rapport à l'année précédente qui elle-même, marquait déjà une fonte moindre que celle qui la précédait.. au grand dam des tenants des modèles du GIEC et des alarmistes de toute obédience, bien sûr. 

      artic-sea.jpg 

       L'année 2009 est en rouge, 2007 est en bleu clair et 2008 en vert. A noter, qu'au jour d'aujourd'hui, la courbe rouge a rejoint la courbe jaune de l'année 2005.

      Comme on le voit du premier coup d'oeil, l'englacement de cette année, pendant la période où il est le plus faible (d'où la promenade en arctique de Ban Ki Moon, organisée tout récemment), est bien supérieur à ce qu'il était l'année dernière et, à fortiori, à ce qu'il était en 2007 qui semble avoir marqué un minimum historique. De fait, l'englacement de 2009 a rejoint ces jours-ci celui de l'année 2005.

      Le gain en glace de la mer arctique est très loin d'être négligeable puisqu'il s'agit d'environ un million de km2, c'est à dire d'une augmentation d'un quart (24% exactement) de la surface par rapport à 2007. C'est plutôt voyant... et relativise les deux belles photos satellites issues de ce site, affichées par le journaliste de Libération qui a pris bien soin de comparer 2009 avec l'année (froide) 1980 qui achevait une époque où on craignait le retour d'un petit âge glaciaire sur notre belle planète. »

      arctic09.jpg 

      A l'instar de Libé, nous utilisons la base de données des images satellites. Mais nous donnons les images qui montrent l'évolution récente de la glace arctique. Elles sont beaucoup mieux adaptées pour juger de la (non)pertinence d'un' "état d'urgence", proclamé par Libération :

      On voit immédiatement que la banquise a effectivement beaucoup augmenté depuis 2007, comme elle l'avait déjà fait en 2008. Le code des couleurs indique également que la compacité de la glace est aussi bien supérieure en 2009 à ce qu'elle était en 2007. Autrement dit, il y a beaucoup plus de glace au pôle Nord cette année qu'il y a deux ans et aussi que l'année dernière.

      Dans ces conditions, et sachant que les modèles du GIEC ont tous prévu une fonte accélérée et continue des glaces de la mer arctique, un observateur honnête et attentif dirait plutôt que " La banquise fond moins vite que prévu. Et de fait, elle se reconstitue." C'est à dire très exactement le contraire de ce que nous affirme le journaliste de Libération qui n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai dans ce domaine (voir le bonnet d'âne de Nov. 2008 sur le Kilimandjaro et cette lettre co-signée par ce journaliste).

      S'agissant de glaces polaires et de banquises, un journaliste scientifique se serait également fait un devoir d'informer ses lecteurs sur l'état de l'autre pôle, le Pôle Sud, c'est-à-dire l'Antarctique. 

      Il ne l'a pas fait. « La pensée unique » le fait pour lui :

       

      antar3.jpg


       

      Ce graphe officiel du NSIDC, mis à jour, montre l'augmentation de la surface glacée antarctique au cours de cet hiver austral. On voit que le maximum d'englacement est atteint vers la mi-septembre où nous nous trouvons en ce moment.

      L'échelle verticale est toujours en millions de km2.

      L'année 2009 est relative à la courbe bleue dont on voit immédiatement qu'elle se trouve bien au dessus de la moyenne 1979-2000 (courbe en noir) prise comme référence et aussi au dessus de celle de l'année dernière (courbe en pointillé).

      Conclusion évidente : comme pour l'Arctique, la couverture de glace antarctique s'est étendue. Elle ne fond pas plus vite que prévu : Bien au contraire, elle s'étend.

      Alors que conclure ?

      Franchement  je ne sais pas où se trouve la vérité scientifique, Il serait mal venu que je donne mon avis sur la question n’étant pas moi-même spécialiste. Je sais que d’autres  scientifiques sont  sincèrement inquiets. En revanche je doute. Je doute que le nécessaire soit fait pour m’instruire objectivement. Les tenants  du discours dominant ne parlent pas à ma raison mais ils s’adressent à mes émotions.

      Ils veulent me faire peur. On me montre des blocs de glace énormes se détachant  des glaciers pour  me démontrer que le climat se réchauffe. Mais on omet de dire que ce phénomène est normal, et qu’il se produit depuis des millions d’années. Les glaciologues  appellent ce phénomène le » vêlement » du glacier.  Le Titanic s’est fracassé sur un de ces blocs…Le Titanic victime du réchauffement climatique ?  Ici la preuve attendue c’est de nous démontrer de manière évidente qu’il y a un lien entre le taux de CO2 et la fonte des glaces. Mais voilà ! Ce lien est-il si évident ? En revanche  ces images illustrent bien la devise : « You must think like that! »

      Pour ceux qui ne sont pas émus par des blocs de glace à la dérive sur les Océans, on a en magasin des images plus fortes, plus émouvantes : l’ours blanc. Souvenez-vous de Fabrice Lucchini «  vos enfants aiment les ours ! » C’était à pleurer d’émotion.  Rien de mieux pour émouvoir que de montrer un ours blanc se débattant sur  un bloc de glace quand la banquise se rompt. Bien sûr on oubliera de dire que de tout temps des ours blancs se sont ainsi faits piégés au moment du réchauffement  estival. Les ours blancs sont certainement en voie de disparition à cause des activités humaines mais ce n’est pas parce qu’on montre un ours piégé sur un îlot de glace que la preuve est faite d’une disparition des ours blancs due au  réchauffement.

      Les Ours blancs victimes du réchauffement ?… “You must think like that!”

      (Pour ceux qui trouvent un peu lourde ma répétition de la formule « You must think like that! » Je souligne au passage, que c’est le seul moyen que mon imagination limitée a trouvé pour rappeler dans chaque cas l’origine Anglo-Saxonne du discours alarmiste.)

              

      Cher lecteur qui avez eu la patience de me suivre jusqu’ici, ne vous méprenez pas ! Je ne cherche pas à prouver qu’il n’y a pas de réchauffement. Sur cette question je constate simplement qu’il y a un discours truqué.

      Ce que je cherche à montrer, c’est qu’à la question : a-t-on besoin de la théorie du réchauffement climatique pour être un défenseur sans faille de la cause Ecologique ? La réponse est : non !

      Les raisons qui rendent la cause écologique incontournable sont si nombreuses, et si urgentes  qu’il n’est nul besoin de s’appuyer sur des hypothèses qui contrairement aux dires officiels peuvent être discuté!

       Le productivisme basé sur la recherche d’un taux de profit maximum est cause de tant de destructions sur notre  commune planète qu’il est impossible de ne pas se demander : pourquoi cette focalisation  unique sur la catastrophe écologique due au réchauffement climatique ?