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November 06 La Cordillère péruvienne, victime du réchauffement climatiqueBlog Solidaridad Latina |
| 05/11/2009 Le retrait du plus haut glacier tropical s’accélère. Au pied de la Cordillère Blanche, nous avons observé ce phénomène, écouté les craintes et les doutes des chercheurs. Les glaciers de la "Cordillera Blanca", dans les Andes, seraient en danger. En 40 ans, la plus importante masse glaciaire tropicale a perdu pratiquement 30% de sa surface. "De 1976 à aujourd’hui, on a observé un retrait de 20 mètres par an, contre moins de 10 mètres par an entre 1948 et 1975", nous explique Jesús Gómez, glaciologue auprès de l’Autorité nationale de l’eau (Autoridad Nacional del Agua). A première vue pourtant, la Cordillère blanche n’a rien perdu de sa superbe. A notre arrivée à Huaraz, au nord du Pérou, nous découvrons le deuxième attrait touristique du pays, après la Vallée Sacrée de Cuzco. Ses pics enneigés se succèdent sur 200 kilomètres, et les randonneurs et férus d’escalade se pressent sur ses cîmes. C’est seulement à l’approche du glacier de Pasto Ruri, à 5000 mètres d’altitude, que nous prenons conscience des conséquences du changement climatique. Le glaciologue nous fait remarquer les évolutions, photos des années 80 à l’appui. Sur une dizaine de mètres la glace a cédé la place aux roches sombres riches en fer. Un petit lac s’est même formé.
"Cette lagune n’existait pas avant, elle s’est développée entre 2004 et 2007, du fait d’une forte fonte", décrit Jesús Gómez. Ce petit lac proglaciaire pourrait se transformer en véritable bombe à retardement si son volume d’eau stocké devenait important. Dans cette région à fort risque sismique, les autorités craignent de voir ce type de retenues d’eau se rompre lors d’un tremblement de terre et se déverser sur les villes de la vallée. Des réserves d’eau importantes en saison sècheTous les glaciers péruviens ont un "bilan de masse négatif", ils perdent plus d’eau qu’ils n’en accumulent à l’échelle annuelle, nous apprend Thomas Condom, hydrologue français détaché à l’Institut de Recherche et du développement de Lima. Pour lui, pas de doute, le climat observé depuis 30 ans est bien le principal responsable de ce retrait. L’augmentation observée de la température a sa part de responsabilité: la station de Recuay, à 3.400m, a relevé une moyenne annuelle de moins de 11°C en 1970 contre 13°C en 1994. Le scientifique nuance toutefois: "Il faut aussi prendre en compte le niveau des précipitations. Les niveaux de températures ne sont pas les seuls à jouer sur l’existence et le volume d’une masse glaciaire."
L’hydrologue s’inquiète avant tout des conséquences que pourrait avoir une disparition des glaciers sur les communautés qui vivent en contrebas. D’après ses calculs, dans le Rio Santa, l’une des deux rivières alimentées par la chaîne andine, 10% du volume d’eau provient de la glace perdue sur les 30 dernières années. Un pourcentage faible en comparaison des eaux de pluies, mais qui s’avère beaucoup plus important en saison sèche. Un gouvernement inefficaceJesús Gómez estime que le président Alan Garcia ne prend pas la mesure du problème et se contente de multiplier les effets d’annonce. "Il y a de grandes campagnes pour dire que le gouvernement a planté des millions d’arbres, mais il n’y a pas de suivi", critique-t-il. Le directeur d’AgroRural, un programme de développement productif du ministère de l’agriculture péruvien, réplique: "Nous ne pouvons freiner la fonte des glaciers mais nous agissons contre le réchauffement climatique avec nos campagnes de reforestation." Mais là n’est pas le problème numéro un selon Jesús Gómez. Sur la route de Lima, menant à la Cordillère, le glaciologue marque un arrêt pour nous montrer des résidus miniers au bord du Rio Santa. La mine est aujourd’hui fermée, mais en temps de pluie des particules de fer, plomb et zinc se déversent directement dans la rivière. "Il faudrait que le gouvernement fasse de la dépollution des cours d’eau une priorité", souligne-t-il. Dans une région où l’eau est disputée entre communautés paysannes et entreprises privées, le réchauffement climatique n’est pas forcément le premier ennemi à combattre. Les Péruviens doivent d’abord s’organiser pour partager au mieux cette ressource. November 01 La banquise arctique fond moins cette année mais reste le 3ème moins bon résultat en 30 ans30/10/2009, 12:47
Étendue moyenne de la banquise arctique en septembre 2009, en rose la médiane 1979-2000Crédit : National Snow and Ice Data Center A la fin de l'été Arctique 2009, la banquise arctique était plus importante que les deux records de fonte des années précédentes, 2007 et 2008. Cependant, la glace de mer n'a pas retrouvé ses niveaux précédents. L'étendue de la glace de mer en septembre restait la troisième plus faible depuis le début des enregristrements par satellites en 1979, et les cinq dernières années demeurent les cinq années avec les plus faibles étendues selon les données satellite. Le Directeur et Scientifique principal du NSIDC (Centre de données nationales sur la neige et la glace) Mark Serreze a déclaré : « C'est bien de voir une petite amélioration par rapport aux deux années précédentes, mais il n'y a aucune raison de penser que nous prenons la direction d'un retour aux conditions des années 70. Nous nous attendons toujours à voir des étés sans glace à un certain moment dans les décennies à venir. » L'étendue de glace moyenne pour le mois de septembre, un mois qui sert de référence comparative pour les études sur le climat, était de 5,36 millions de kilomètres carrés. C'était 1,06 millions de kilomètres carrés de plus que le plus bas record pour ce mois en 2007, et 690 000 kilomètres carrés de plus que la deuxième plus faible extension de 2008. Toutefois, la couverture de glace était encore de 1,68 millions de kilomètre carrés en-deça des moyennes de septembre entre 1979 et 2000. La glace de mer de l'Articque décline actuellement à un taux de 11,2 pourcent par décennie, par rapport à la moyenne de 1979 à 2000. Les températures de la surface de la mer en Arctique cette saison restent supérieures à la normale, mais légèrement inférieures à celles des deux dernières années, selon les données de Mike Steele de l'Université de Washington à Seattle. Ces conditions plus fraîches, qui proviennent largement d'un ciel couvert au cours du dernier été, ont ralenti la perte de la glace par rapport aux deux années précédentes. De plus, les modèles atmosphériques d'août et septembre ont aidé à étendre la couche de glace, ce qui a maintenu l'extension. La couverture de glace est restée mince, ce qui la laisse vulnérable face à la fonte des étés à venir. Les scientifiques utilisent des satellites pour mesurer l'âge de la glace, donnée fournie par l'épaisseur de la glace. Cette année, une glace plus jeune (moins d'un an) et plus fine, donc plus susceptible de fondre, représentait 49 % de la couverture de glace à la fin de l'été. La glace de deux ans représentait 32 %, par rapport au 21 % de 2007 et 9 % de 2008. Seuls 19 % de la couverture de glace avait plus de deux ans, le niveau le plus faible enregistré par le satellite situé bien en-dessous de la moyenne de 52 % établie entre 1981 et 2000. Plus tôt au cours de l'été, le chercheur de la NASA Ron Kwok et ses collègues de l'Université de Washington à Seattle, ont publié des données du satellite montrant que l'épaisseur de la glace avait décliné de 0,68 mètres entre 2004 et 2008. Le scientifique du NSIDC Walt Meier a déclaré : « Nous avons préservé une bonne quantité de glace d'un an et de deux ans après cet été par rapport aux deux dernières années. Si cette glace reste en Arctique jusqu'à la fin de l'hiver, elle va épaissir, ce qui laisse espérer que la couverture de glace se stabilise pour les années à venir. Cependant, la glace est toujours plus jeune et plus fine qu'elle ne l'était dans les années 80, ce qui l'expose à la fonte pendant l'été. » La glace de mer de l'Arctique suit son cycle annuel de fonte et de regel, fonte pendant les doux mois d'été et regel en hiver. La glace de mer reflète la lumière du soleil, gardant la région Arctique fraîche et modérant le climat mondial. Bien que l'extension de la glace de mer varie d'une année sur l'autre à cause des changements de conditions atmosphériques, l'extension de glace a montré un dramatique déclin au cours des trente dernières années. Pendant cette période, l'extension de glace a décliné à un taux de 11,2 % par décennie au cours du mois de septembre (par rapport à la moyenne établie entre 1979 et 2000), et d'environ 3 % par décennie pour les mois d'hiver. Régression de l'étendue de la banquise arctique depuis 1979Crédit : National Snow and Ice Data Center Le scientifique en chef du NSIDC Ted Scambos a déclaré : « Beaucoup de gens vont regarder le graphique de l'extension de la glace en pensant que nous sommes sortis des difficultés du changement climatique. Mais les conditions sous-jacentes sont toujours très préoccupantes. » October 05 Réchauffement climatique: Les mensonges du GIECdimanche 4 octobre 2009Voici une conférence (à Nantes) du géologue et géophysicien, le professeur Vincent Courtillot, dans laquelle celui-ci remet en cause les conclusions du GIEC et met en lumière les mensonges colportés sur le réchauffement climatique.
Ancien élève de l'École des mines de Paris, docteur ès sciences, diplômé de l'université de Stanford (Californie), professeur de géophysique à l'université Denis-Diderot à Paris, il a enseigné à l'université de Stanford, Santa Barbara et au California Institute of Technology (Caltech). Il a été directeur de la recherche et des études doctorales au ministère de l'Éducation nationale, conseiller spécial du Ministre de l'Éducation nationale, de la recherche et de la technologie (1997-1998), puis directeur de la recherche (1998-2001). Depuis 2002, il préside le Conseil scientifique de la Ville de Paris. Il est le directeur de l'Institut de Physique du Globe de Paris depuis 2004.
Résumé de la conférence en quelques lignes: ICI.
May 01 Un morceau de glace de la taille de New York s’effondre en Antarctique29/04/2009 Par Sandra BESSON
A la suite de l’effondrement il y a plusieurs semaines d’un pont de glace dans la barrière de glace Wilkins située dans la péninsule Antarctique, un morceau de glace de 700km² s’est détaché à son tour de la barrière de glace pour former une masse d’icebergs. Un morceau de la barrière de glace Antarctique presque aussi gros que la ville de New York s’est détaché au cours du mois et s’est transformé en iceberg à la suite de l’effondrement d’un pont de glace, cet évènement ayant été probablement causé par le réchauffement climatique, d’après ce qu’a déclaré une scientifique mardi.
« Le front de glace du nord de la Barrière de Glace Wilkins est devenu instable et les premiers icebergs se sont détachés » a déclaré Angelika Humbert, glaciologue à l’Université de Münster en Allemagne, en se basant sur les images satellites de la barrière de glace prises par l’Agence Spatiale Européenne.
Angelika Humbert a déclaré qu’environ 700km² de glace –soit une superficie plus importante que Singapour ou Bahreïn et presque aussi grande que celle de New York- s’étaient détachés de la Barrière Wilkins au cours du mois et s’étaient disloqués en une masse d’icebergs.
Les températures sur la Péninsule Antarctique ont augmenté de 3°C au cours du siècle
Elle a ajouté que 370 km² de glace s’étaient détachés de la Barrière Wilkins au cours des derniers jours. La Barrière Wilkins est la dernière en date des dix barrières de glace de la Péninsule Antarctique à se réduire, dans une tendance probablement liée au réchauffement climatique, d’après les estimations du Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat.
Les nouveaux icebergs se sont ajoutés aux 330 km² de glace qui s’étaient détachés au cours du mois, lors de l’effondrement d’un pont de glace, qui maintenait en place la Barrière de Glace Wilkins entre l’île Charcot et la Péninsule Antarctique.
Neuf autres barrières de glace –c’est-à-dire des énormes blocs de glace flottant sur la mer et reliés à la côte- ont vu leur superficie diminuer ou se sont même effondrés autour de la péninsule Antarctique au cours des 50 dernières années, souvent de manière très soudaine, comme pour les barrières Larsen A en 1995 ou Larsen B en 2002.
Cette tendance semble largement liée au changement climatique, provoqué par les gaz à effet de serre provenant de la combustion des carburants fossiles par les êtres humains, d’après David Vaughan, un scientifique du British Antarctic Survey, qui avait atterri en avion sur le pont de glace de la barrière Wilkins en janvier dernier.
Angelika Humbert a déclaré pour sa part que selon ses estimations, la Barrière de glace Wilkins pourrait perdre entre 800 et 3000 km² de superficie de glace à la suite de l’effondrement du pont.
La Barrière de Glace Wilkins a déjà perdu un tiers de sa taille originale de 16 000 km², qui avait été calculée lorsqu’elle avait été localisée pour la première fois il y a plusieurs dizaines d’années. Sa glace est tellement épaisse qu’il a fallu au moins plusieurs centaines d’années pour qu’elle se forme.
Les températures sur la Péninsule Antarctique ont augmenté de 3°C au cours du siècle, d’après David Vaughan, une tendance que les scientifiques climatiques associent au réchauffement climatique, largement lié aux activités humaines.
La disparition des barrières de glace ne peut pas faire augmenter le niveau des mers de manière significative car la glace est une glace flottante, et est déjà très largement recouverte par l’océan.
Mais la principale inquiétude des scientifiques est que leur disparition permettra aux calottes glaciaires placées sur le continent de se déplacer plus rapidement, ce qui en revanche fera augmenter le niveau d’eau de la mer.
La Barrière Wilkins ne compte presque aucun glacier derrière elle, mais d’autres barrières de glace situées plus au sud de la Péninsule Antarctique, retiennent de grands volumes de glace derrière elles. Si elles venaient à s’effondrer, ces quantités considérables d’eau potentielle seraient alors relâchées dans l’océan, où elles fondraient plus rapidement.
Le Conseil Arctique, qui regroupe des nations possédant des territoires en Arctique, devrait se réunir à Tromsoe au nord de la Norvège mercredi, pour débattre de l’impact de la fonte de la glace dans le nord.
April 15 Le réchauffement climatique encouragerait certains oiseaux à se reproduireParu le 2009-04-14 17:00:00 Grande-Bretagne – Les populations d’oiseaux évoluent. Les recherches ont montré que le réchauffement climatique aide certaines espèces, jusque-là absentes en Grande-Bretagne, à se reproduire et à s’installer outre-Manche. Cependant, de nombreuses autres espèces sont menacées par le phénomène. Le "Rare Breeding Birds Panel" (RBBP) a recensé plusieurs espèces d’oiseaux. Ainsi, les populations d’aigrettes garzettes, de grues et de mouettes mélanocéphales ont atteint leur plus grand nombre d’individus depuis les enregistrements commencés en 1973. April 14 Un possible sursis dans la lutte contre le réchauffement climatiqueParu le 2009-04-07 19:51:00 | 225 lectures Leeds, Angleterre - Les plantes et les arbres poussent plus vite à cause de l’augmentation du niveau de dioxyde de carbone atmosphérique. La flore absorbe quelques milliards de tonnes du CO2 total relâché dans l’atmosphère par l’Homme. Sans cela, le changement climatique s’accélérerait. Le phénomène a été observé sur une grande variété de flore : des forêts tropicales humides aux cultures de betteraves sucrières britanniques. Lors de la photosynthèse, les plantes absorbent le CO2 de l’air et utilisent l’énergie de la lumière pour produire les matières organiques qui leur sont nécessaires. Depuis 1750, la concentration de CO2 dans l’air a augmenté de 278 ppm (partie par million) à plus de 380 ppm, rendant la tâche plus facile aux plantes pour croître plus rapidement. le seuil des 2° C pourrait être dépasséRéchauffement climatique :
Interrogés par l'agence Reuters, neuf des onze membres du groupement international d'expert sur le climat estiment que les élements démontrant la responsabilité de l'activité humaine dans l'évolution du climat ont gagné en importance ces deux dernières années. Ils anticipent également une fonte des glaces plus rapide que celle prévue dans les anticipations de 2007. William Hare, de l'institut de recherche de Postdam sur les effets du climat confie à Reuters qu'un "grand nombre des effets que nous observons aujourd'hui dépassent ce que nous anticipions". A tel point que pour dix des onze experts, il est au mieux "improbable" que la communauté internationale puisse contenir le réchauffement sous les 2°C, seuil jugé comme "dangereux" par l'Union européenne. David Karoly de l'Université de Melbourne explique que "la concentration dans l'atmosphère de gaz à effet de serre à durée de vie longue est déjà suffisante pour provoquer un réchauffement supérieur à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et nous continuons d'en émettre toujours plus". Tags : climat © 2009 Enviro2B - Tous droits réservés la plaque Wilkins s’est détachée de l’AntarctiqueRéchauffement climatique :
Les effets du réchauffement climatiques sont particulièrement ressentis et visibles aux pôles. Le 3 avril dernier, l’Agence spatiale européenne (ESA) et la DLR (Agence spatiale allemande) ont rendu public des clichés satellite de la péninsule Antarctique montrant le début d'un processus de dislocation de la plate-forme Wilkins. Le 4, la plaque n’était plus reliée au continent. La dislocation de la plaque de glace « augure probablement d'un effondrement plus important, lié au réchauffement du climat de la planète », a déclaré le glaciologue David Vaughan. La photo satellite montre qu'un pont de glace de 40 km de long, qui maintenait en place la plaque Wilkins, s'est brisé à son point le plus étroit, là où il ne mesurait que 500 mètres de large. « La façon dont la glace s'est brisée est stupéfiante. Voici deux jours encore, elle était intacte ». Selon l’ONU, la dislocation de plaque dans l'Antarctique risque de menacer la stabilité des glaciers qui l'alimentent. « Ce à quoi nous nous attendons désormais, dans les prochains jours, voire les prochaines semaines, c'est à une perte de superficie de la plaque Wilkins de 800 km2 dans le meilleur des cas et de 3 700 km2 dans le pire », explique Angelika Humbert, glaciologue à l'Institut de géophysique de l'Université de Münster. Cette grande plaque de glace est en partie tenue en équilibre grâce à un pont de glace flottant entre l'île Latady et l'île Charcot. Cette dernière « va devenir pour la première fois dans l'histoire une véritable île, libre de glace à certains moments », a expliqué David Vaughan. Un phénomène de plus en plus rapide Cet événement ne surprend pas réellement les scientifiques selon qui il s'inscrit « dans la continuité de ce qu'on observe depuis plusieurs années, avec notamment les ruptures intervenues en 1995 et 2002 des plates-formes de glace Larsen A et B ». En revanche, la rapidité avec laquelle cela se produit est inquiétant. Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), « l'effondrement du pont reliant la plaque glaciaire de Wilkins ne devrait pas avoir de conséquence directe sur le niveau de la mer et son élévation ». Si l’augmentation du niveau de la mer n’est pas un sujet de préoccupation pour le moment, l’effondrement du pont de glace reliant la plaque Wilkins à l'Antarctique va entrainer « une expansion de la surface de mer qui absorbera ainsi une partie plus importante des rayonnements du soleil, et contribuera à l'accélération du réchauffement climatique », a expliqué Christian Lambrechts, responsable de la division Alerte précoce du PNUE. Une région en voie de disparition La plaque Wilkins est sous surveillance depuis plusieurs années maintenant. Pour certains scientifiques, elle joue le rôle de baromètre du changement climatique qui affecte l'Antarctique. Une région plus sévèrement touchée par ce phénomène que le reste du monde. « En 50 ans, la température moyenne de l'Antarctique a gagné 2,5°C contre 0,5°C en moyenne mondiale ». La plaque fait environ 16 000 km2. « En 2008, elle avait perdu environ 1.800 km2, soit 14 % de sa surface », a indiqué l'ESA. Si la totalité des glaces de l'Antarctique fondait, le niveau moyen des mers du monde monterait de 57 mètres.
April 06 Quand la mer gagne du terrain sur la terre… Direction la Polynésie…
March 27 Le réchauffement climatique responsable à 37% du déclin des précipitations 26/03/2009 11:02 (Par Sandra BESSON)
Le réchauffement climatique responsable à 37% du déclin des précipitations Le réchauffement climatique est responsable à 37% de la chute importante des précipitations dans le monde qui est elle-même à l'origine d'une sécheresse de plus de dix ans en Australie, et d'une période sèche importante aux Etats-Unis, d’après ce que des scientifiques ont déclaré mercredi.
Peter Baines de l’Université de Melbourne en Australia a analysé les précipitations mondiales, les données concernant la température à la surface de la mer, ainsi qu’une reconstruction de la façon dont l’atmosphère s’est comporté au cours des cinquante dernières années, pour connaître l’évolution des précipitations.
Il a ainsi découvert une tendance sous jacente à la diminution des précipitations depuis une quinzaine d’années, le réchauffement climatique étant responsable à 37% de cette diminution.
« Cette part de responsabilité va probablement augmenter si le réchauffement climatique continue » a déclaré Peter Baines depuis la ville de Perth en Australie, où il présentait ses découvertes lors d’une conférence majeure sur le changement climatique.
L’analyse de Peter Baines met en avant quatre régions pour lesquelles les précipitations diminuent considérablement. Les régions affectées sont les Etats-Unis continentales, le sud-est de l’Australie, une grande partie de l’Afrique équatoriale et l’Altiplano dans la Cordillère des Andes en Amérique du sud.
Cependant, son étude a également révélé deux régions tropicales dans lesquelles les températures sont en augmentation : le nord-ouest de l’Australie et le Bassin Amazonien.
« Cela fait partie d’un modèle mondial dans lequel les précipitations sont généralement en augmentation dans les tropiques équatoriaux et en diminution dans les régions subtropicales et de moyennes latitudes » a indiqué Peter Baines.
« Cela ressemble un peu au schéma que la modélisation informatique prévoit pour le réchauffement climatique mais ce schéma provient des observations des précipitations au cours des trente dernières années » a ajouté Peter Baines.
L’évolution des précipitations est accompagnée d’une évolution des températures à la surface de la mer au niveau mondial, et Peter Baines a indiqué qu’il avait utilisé des données remontant jusqu’aux années 1910 pour suivre cette dernière évolution.
Les températures à la surface de la mer sont en augmentation à cause du réchauffement de l’atmosphère, lui-même lié au changement climatique.
« Si vous prenez les données concernant les températures à la surface de la mer et que vous les analysez sur une longue période de temps, vous pouvez associer leur évolution à une grande diversité d’éléments, parmi lesquels le réchauffement climatique » a-t-il déclaré.
Peter Baines a également étudié l’influence des précipitations sur les principaux modèles de circulation des océans qui ont un impact majeur sur le climat mondial, telle que la circulation thermohaline qui permet à l’Europe du nord de bénéficier de températures relativement chaudes.
Deux modèles de circulation Pacifique, dont le Pacific Decadal Oscillation, ont également été étudiés par Peter Baines, qui cherchait à connaître leur influence sur les précipitations.
La clé d’analyse réside cependant dans la détermination de l’influence du phénomène El Nino qui provoque la sécheresse en Asie du sud est et en Australie, ainsi que des inondations au Chili et au Pérou.
Peter Baines, qui travaille également pour le département des sciences de la terre à l’Université de Bristol en Angleterre, a déclaré que la circulation thermohaline dans l’Atlantique était responsable à 27% de la diminution des précipitations, tandis que les modèles de circulation Pacifique étaient responsables à 30%. Réchauffement climatique sur la BretagneMarcher, boire, manger, lire, boire, parler, rêver peut-être… Rien d’un programme, tout d’un art de vivre. Celui de Jacques-Pierre Amette tel qu’il se reflète dans son Journal météorologique (152 pages, 16 euros, éditions des Equateurs). Il y tient la chronique d’une saison chez les Bretons, même s’ils n’apparaissent qu’en ombres portées, des marins le plus souvent. Car l’eau, les feuilles, les arbres, les vapeurs, la terre, les mouettes, le varech, le sable, les cailloux sont les véritables personnages, les héros même, de ce doux inventaire des choses de la vie telles que les a ressenties ce normand absolu en séjournant en juin et juillet dans une maison louée sur une presqu’île face à Kerroc’h et Ploubazlanec. Une fine coulée de prose poétique, si française dans sa manière. Le genre relève de la littérature géographique, le grand art de la description étant aussi climatique chez Amette qu’ilétait géologique chez Gracq. C’est un de ces livres qui donnent une âme à la pluie, une courbe à l’estuaire, un certain air au vent, sa secrète inclinaison à un champ en pente douce, son ruissellement à un filet d’eau, une flaque de lumière inouïe à la baie. Il faut toute la délicatesse de l’auteur pour saisir et transmettre la frontière invisible qui sépare les bruits anonymes du soir des murmures fugitifs de la nuit. Ces notes à leur date, toutes de fluidité impressionniste à la Monet, auraient pu s’intituler Théorie du nuage si ne c’était déjà pris. Avec des je-ne-sais-quoi et des presque rien sur la beauté des éléments rendus à leur nudité, Amette nous livre un peu de son ars poetica entre carafe Ricard et verres en Pyrex et c’est irrésistible. On s’y croit, on y est, à leurs côtés, entre lui et son ami de passage L’Ecrivain, rolinissime chasseur de chasseur de lion, aussi prompts à la dégustation de chablis qu’à la disputatio bien tempérée, l’un prêt à tout sacrifier pour Chateaubriand, l’autre tout aussi prêt à donner sa vie pour la plus grande gloire de Stendhal. Sans oublier Ariane, la compagne de bonne compagnie, “la forme nacrée et pleine d’une femme dans sa maturité épanouie”. Ou un collectionneur de clous ramassés sur la plage. Impossible de ne pas voir passer, sur la lande ou dans les ruelles assoupies, les fantômes de Xavier Grall et de Georges Perros ; on est chez eux, dans leur univers plus encore que dans leur pays ; ce qui n’empêche pas le narrateur de se lover de jour dans le calme de lettres de Pline et de fuir de nuit en s’enveloppant dans la chaleur du théâtre de Tchékhov. Il n’en faut pas davantage pour accentuer le réchauffement climatique, même là-bas. Mais il faut au moins la promesse d’une révélation, et l’appel de la madeleine, pour aller voir dehors, sur le port, là où les marins jettent des entrailles de poissons aux mouettes :” Ce vert obscur, lascif, qui flotte, épais, vitreux au milieu de la baie, me fait toujours penser à mes onze-douze ans, le sel qui pique, les jambes maigres qui avancent dans l’eau froide, ma soeur qui a les lèvres bleues tremblantes. Le sel de l’enfance, les groseilles, l’âpreté, le jugement incisif sur les adultes, sauvagerie perdue.” A ce niveau d’écriture onirique, le lecteur se trouve embarqué comme dans un rêve éveillé qui l’autorise à poursuivre les yeux grand fermés. Il est rare qu’une lecture soit aussi apaisante. Tout y paraît si ouaté alors que le paysage est de cristal. A l’heure où tout se dissout en un réel flottant, pourquoi refuserait-on l’invitation à marcher, boire, manger, lire, boire, parler, rêver peut-être… 26 mars 2009 Publié March 02 L’Arctique et l’Antarctique de plus en plus affectés par le réchauffement climatique26/02/2009 11:39 (Par Sandra BESSON)
Les régions Arctique et Antarctique
se réchauffent plus rapidement que ce que les scientifiques ne
pensaient, faisant augmenter le niveau des mers et augmentant la
probabilité d’un changement climatique radical, d’après ce que des scientifiques internationaux ont déclaré mercredi.
De
nouvelles preuves confirmant la tendance ont été découvertes par une
équipe intervenant dans les deux régions polaires au cours des deux
dernières années, dans le cadre d’un programme soutenu par les Nations
Unies et baptisé Année Polaire Internationale.
«
Les quantités de neige et la glace déclinent dans les deux régions
polaires, affectant les vies humaines ainsi que les plantes et animaux
locaux en Arctique, de même que la circulation atmosphérique et le
niveau de la mer » d’après un résumé du rapport rédigé par les
chercheurs.
«
Il semble désormais certain que les calottes glaciaires Arctique et
Antarctique perdent en masse et font ainsi augmenter le niveau de la
mer, et que la vitesse à laquelle la glace disparaît au Groenland
s’accélère de plus en plus » indique le résumé du rapport.
«
De nouvelles données confirment aussi le fait que le réchauffement de
l’Antarctique est beaucoup plus étendu que ce que les scientifiques ne
pensaient avant l’Année Polaire Internationale ».
Plus
de 63 pays et près de 10 000 scientifiques ont participé à ce programme
de 1,5 milliards de dollars qui a commencé en mars 2007 et se termine
le mois prochain.
Les
experts de l’Année Polaire Internationale ont déclaré lors d’une
conférence de presse que la fonte semblait s’accélérer, surtout dans la
région de l’Ouest Antarctique qui s’étend de la pointe sud de
l’Amérique latine et que l’on pensait stable auparavant.
«
On pourrait s’attendre à voir des changements assez radicaux dans la
météo au Chili et en Argentine en conséquence » de cette fonte, d’après
Ian Allison, co-président du comité du programme.
Une telle tendance pourrait d’ailleurs être ressentie dans la totalité du globe.
David
Carlson, directeur du bureau international du programme de l’Année
Polaire Internationale, a déclaré que les taux de sel dans la mer
autour de l’Antarctique étaient en train d’augmenter, indiquant que la
couche sur laquelle repose le continent est en train de fondre.
Mais
les experts ont nuancé leurs propos en disant que la vitesse de ces
évolutions était difficile à mesurer et que l’effet mondial qu’elles
pourraient avoir était impossible à prévoir précisément avec les outils
de recherche actuels.
La
tendance générale au réchauffement climatique a longtemps été suivie
par un autre groupe des Nations Unies, le groupe Intergouvernemental
d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC). La
mission de l’Année Polaire Internationale, qui est lié au GIEC, était
de se concentrer sur les évolutions constatées aux deux pôles.
Tout
comme le GIEC, les experts de l’Année Polaire Internationale ont
déclaré que même une petite augmentation du niveau des mers pouvait
menacer de grandes populations dans les villes situées sur les zones
côtières de faible altitude dans les pays en développement mais
également en Europe et en Amérique du nord.
Le
rapport indique que la recherche entreprise par l’Année Polaire
Internationale a révélé des piscines à carbone beaucoup plus grandes
que prévu dans le pergélisol Arctique, qui pourraient relâcher de
grandes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère si le
réchauffement climatique s’accentuait.
Le
rapport indique par ailleurs que les gouvernements doivent continuer à
financer les recherches réalisées au Pôle Nord et au Pôle Sud afin de
surveiller l’évolution du réchauffement climatique. Réchauffement climatique. Vérité et mensongesEnvironnement. La thèse iconoclaste du dernier livre de Christian Gerondeau.Josée Pochat, le 26-02-2009
Les glaciers fondent, la Terre se réchauffe, le climat change, la planète court à la catastrophe et il est urgent d’agir en luttant massivement contre les émissions de CO2, responsables du désormais célèbre effet de serre. « Cette catastrophe annoncée est devenue une vérité universelle admise par tous les dirigeants de la planète », s’étonne Christian Gerondeau. Pour ce polytechnicien attaché à sa formation d’ingénieur et qui se définit avant tout comme un esprit rationnel, regardant les chiffres avant de se prononcer, ces prévisions alarmistes relèvent d’une mystification planétaire, d’une intoxication à l’échelle mondiale. Il démonte dans son dernier livre, CO2, un mythe planétaire, en librairie depuis le 25 février, toutes les affirmations sur les dangers que courrait la planète. Premier constat, le gaz carbonique, provenant pour l’essentiel de la combustion du pétrole, du gaz naturel et du charbon, représente la grande majorité des gaz à effet de serre d’origine humaine. Sa masse dans l’atmosphère atteignait 2 000 milliards de tonnes il y a deux siècles, quantité stable durant des millénaires. Depuis que les hommes exploitent les énergies fossiles, les émissions de gaz carbonique, qui ne cessent de croître, jusqu’à atteindre 30 milliards de tonnes par an. La durée de vie du gaz carbonique dans l’atmosphère étant d’environ deux siècles, son stock autour de la planète atteint aujourd’hui 2 800 milliards de tonnes. Les réserves de pétrole de gaz naturel et de charbon présentes dans le sol représentent une centaine d’années de production au rythme actuel et leur utilisation engendrera le rejet de 4 000 milliards de tonnes de gaz carbonique, auxquels il faut ajouter 500 milliards de tonnes d’origine non énergétique, provenant entre autres de la déforestation et des activités d’élevage. La moitié des gaz rejetés étant absorbés par la nature et notamment par les océans, le stock de gaz carbonique présent dans l’atmosphère devrait atteindre 5 000 milliards de tonnes à la fin du XXIe siècle. « Peut-on raisonnablement imaginer enrayer ce phénomène ? s’interroge Christian Gerondeau. Non », répond-il très nettement. Ces énergies jouent un rôle tellement fondamental pour l’économie du monde qu’il n’est pas possible de s’en passer. « Lorsque l’on sait que la population du tiers-monde va encore s’accroître, que la majorité de l’humanité se débat aujourd’hui dans la pauvreté sinon la misère, et que plus d’un milliard et demi d’habitants n’ont tout simplement pas accès à l’électricité, il faut être inconscient pour demander aux pays émergents de réduire encore leurs émissions, c’est-à-dire en fait leur consommation d’énergie, avec ce que cela supposerait comme conséquences dramatiques pour leurs habitants, écrit Gerondeau. C’est évidemment le contraire qui va se passer ». Le développement économique de la Chine repose sur la construction effrénée de centrales électriques fonctionnant au charbon (une par semaine) et la création d’un réseau autoroutier qui surpassera d’ici peu celui des États-Unis (50 000 kilomètres en vingt ans, 5 000 nouveaux kilomètres chaque année). Les Indiens suivent la même voie. Les efforts des pays industrialisés pour réduire leurs émissions de CO2 ne servent à rien, avance l’auteur : « le pétrole, le gaz naturel ou le charbon que ne consommeront pas les pays développés le seront par le reste du monde. Pour l’Inde, la Chine et le tiers-monde en général, il ne s’agit pas d’une question de mode de vie mais de vie ou de mort de leurs habitants ». Au début de l’année, la Chine a indiqué avoir décidé d’augmenter sa production de charbon de 30 % d’ici à 2015 pour faire face à ses besoins. Ce qui représentera le rejet de 1,6 milliard de tonnes de CO2 chaque année, soit près de deux fois plus que l’ensemble des réductions d’émission que l’Europe s’est fixé comme objectif pour 2020 ! Conclusion sans concession de Gerondeau : toutes les mesures prises pour lutter contre l’effet de serre (pêle-mêle l’isolation des logements, la taxation des carburants, les éoliennes, les panneaux solaires, les mesures du Grenelle de l’environnement, le protocole de Kyoto, les taxes carbone, les ampoules basse consommation) ne servent à rien ! La situation est-elle pour autant désespérée ? Pas du tout, à en croire l’auteur, pour qui le réchauffement de la planète qui résulterait des rejets de CO2 relève encore de la mystification. Les prévisions « apocalyptiques » de l’évolution du climat ne nous donnent que deux informations : le niveau de la mer devrait s’élever d’une trentaine de centimètres pendant le siècle à venir alors que les températures augmenteraient de 2 à 3 °C. « On nous prédit que des pays seront rayés de la carte, que des centaines de millions de “réfugiés climatiques” gagneront les pays développés, que nous subirons famines, sécheresses, inondations, cyclones, chutes de récoltes, vagues de chaleur… De qui se moque-t-on ? », demande Gerondeau. Selon le CNRS, une élévation d’un mètre du niveau de la mer fait reculer le rivage de 100 mètres. Pour 30 centimètres, le recul serait de 30 mètres… en un siècle ! Qui peut croire que la hausse éventuelle du niveau de la mer de 3 centimètres par décennie puisse entraîner les catastrophes décrites ? « Nous sommes face à une manipulation planétaire de l’opinion », dénonce Gerondeau. Surtout, l’auteur avance les travaux de scientifiques réfutant les thèses officielles sur le réchauffement, qui estiment que « c’est la nature et non l’activité humaine qui détermine le climat ». De nombreux indicateurs nous montrent que la période aux alentours de l’an mil était beaucoup plus chaude que l’époque actuelle, ce qui explique que les Vikings aient cultivé des céréales et élevé du bétail au Groenland. Pour ces scientifiques, ce seraient les variations de l’activité solaire, bien plus que celles des gaz à effet de serre, qui seraient responsables des changements climatiques. D’ailleurs, la courbe d’évolution de la température moyenne du globe depuis cent cinquante ans ne suit pas celle de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère. Les variations de température sont chaotiques. Des périodes de stabilisation, de baisse et de hausse se succèdent. Entre 1945 et 1978 par exemple, la température terrestre baisse légèrement, sans que l’on puisse l’expliquer. Depuis 2000 au contraire, elle est parfaitement stable, alors que les tonnes de gaz carbonique supplémentaires qui s’accumulent dans l’atmosphère devraient, à en croire les experts, provoquer mécaniquement une élévation des températures. De surcroît, insiste Gerondeau, les variations sont très faibles : moins d’un degré en un siècle et demi, c’est-à-dire bien moins qu’à d’autres époques. Des milliards d’euros pourraient être épargnés Il n’y a donc pas de lien visible entre le gaz carbonique présent dans l’atmosphère et les fluctuations de température du globe. « Il y a douze mille ans, la Manche n’existait pas, rappelle Gerondeau. La Grande-Bretagne et la France étaient réunies par un isthme. […] Quel incroyable bouleversement, auquel l’homme était évidemment étranger, dût-il se produire il y a douze mille ans pour que la glace qui recouvrait alors la moitié nord de l’Europe et de l’Amérique fonde, et que le niveau des mers s’élève de cent mètres en quelques siècles ? Notre réchauffement est à côté une aimable plaisanterie. Au plus fort du dernier âge polaire, la calotte glaciaire ne recouvrait-elle pas 28 millions de kilomètres carrés, soit quatorze fois la superficie du Groenland actuel ? » « Quand les États auront compris qu’il est vain de chercher à réduire leurs émissions de gaz carbonique pour “sauver la planète”, ils pourront réaliser des économies considérables », conclut l’auteur. Ce sera la fin des subventions, détaxes, réductions d’impôts, dotations aux entreprises publiques et projets de toute nature qui sont aujourd’hui justifiés par la lutte contre les émissions de CO2. En France, c’est par milliards que les euros pourraient être épargnés. Ce qui est loin d’être négligeable en temps de crise. Gerondeau en est persuadé : avec le recul, la psychose qui prévaut en ce début de XXIe siècle autour du changement climatique – ce qu’il considère comme un des plus grands mythes planétaires – apparaîtra comme l’une des plus difficiles à comprendre de l’histoire de l’humanité. CO2, un mythe planétaire, de Christian Gerondeau, Éditions du Toucan, 270 pages, 17,90 euros. March 01 Réchauffement climatique : les conséquences seraient très sous-estiméesPar Jean Etienne, Futura-Sciences
Plusieurs conséquences du réchauffement climatique en cours s’avèrent bien plus critiques que ce qui avait été prévu à l’origine, amenant les scientifiques à revoir l’évaluation des risques. « Aujourd’hui, nous devons admettre que les risques d’impacts négatifs liés au changement climatique sont plus élevés que ce qui avait été estimé il y a quelques années », affirme Hans-Martin Füssel, du Potsdam Institute of Climate Impact Research (PIK). Il est l'un des auteurs d'une publication (dans les Pnas) qui effectue une nouvelle analyse des données du Giec (Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat). Un résumé est disponible dans un communiqué de l'université de Postdam. Selon lui et les autres co-auteurs de cette publication, les risques s’accroîtraient de façon très significative, y compris au départ de petites augmentations de température des moyennes terrestres au-dessus du niveau de 1990. Cette hypothèse se base, entre autres, sur la constatation que de nombreux écosystèmes comme les récifs coralliens ou les glaciers se sont avérés beaucoup plus sensibles au réchauffement et à l’augmentation de la concentration de CO2 que ce qui avait été anticipé par le troisième rapport du GIEC en 2001. La nouvelle estimation est basée sur une observation des impacts du réchauffement et une « meilleure compréhension » du système climatique. En outre, les régions, les secteurs et les populations affectées par ces changements ont été recensés avec plus de précision. En conclusion, il est de plus en plus évident que même les plus légères augmentations de la température moyenne au-dessus des valeurs de 1990 peuvent dérégler le système climatique dans son ensemble avec le risque d’incidences très importantes s’étalant sur plusieurs siècles, comme la fonte accélérée des glaces du Groenland avec de multiples conséquences irréversibles sur l’environnement (réchauffement en cascade par réduction de l’effet d’albédo, injection d’eau douce dans la mer entraînant la suppression, voire l’inversion de courants marins, hausse du niveau océanique, etc.).
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http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/57599.htm En
s'appuyant sur des données récoltées par des chercheurs en biologie
marine, une étude publiée dans la revue Nature Geoscience par des
scientifiques américains, danois, groenlandais et canadiens remet en
cause la responsabilité directe du réchauffement climatique sur le
recul des principaux glaciers groenlandais. | ||||||
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"Nous
prenons le pire de ce que nous avons vécu historiquement et nous disons
qu’à l’avenir ce sera nettement plus grave sans une adaptation",
explique Rosamond Naylor, directrice du programme sur la sécurité
alimentaire à l’Université Stanford en Californie (ouest), co-auteur de
cette étude parue dans la revue Science datée du 9 janvier.
"Nous devons repenser le système agricole dans son ensemble, pas
seulement en recourant à de nouvelles variétés (mieux adaptées à la
chaleur et à la sécheresse) mais aussi en reconnaissant qu’une grande
partie de la population, surtout dans les pays pauvres, devra sortir de
ce secteur d’activité" dont elle dépend aujourd’hui entièrement pour sa
survie, ajoute-t-elle.
"Les conséquences sur la production alimentaire mondiale de la seule
hausse des températures seront énormes et cela ne tient même pas compte
de la diminution des quantités d’eau qui seront disponibles", relève
David Battisti, professeur de science atmosphérique à l’Université de
l’Etat de Washington (nord-ouest), le principal auteur de ces travaux.
Dans les zones tropicales, les températures plus chaudes devraient
réduire le rendement des principales récoltes alimentaires comme le
maïs et le riz de 20 à 40 %, selon ces chercheurs. L’humidité moindre
des sols devrait entraîner une réduction encore plus grande de ces
cultures, soulignent-t-ils.
Actuellement, la moitié des habitants de la Terre, soit trois
milliards, vivent dans les régions tropicales et subtropicales et leur
nombre devrait doubler d’ici la fin du siècle. Ces régions vont du sud
des Etats-Unis au sud du Brésil et recouvrent une partie de la Chine,
de l’Australie, le nord de l’Argentine et de l’Inde ainsi que la
totalité du continent africain. Un grand nombre des personnes
concernées vivent dans des pays en développement avec moins de deux
dollars par jour et dépendent largement de l’agriculture pour leur
subsistance, relèvent les chercheurs.La population de cette ceinture
équatoriale qui s’étend de 35 degrés de latitude nord à 35 degrés de
latitude sud compte parmi la plus pauvre de la planète et s’accroît
plus rapidement que partout ailleurs.
Ce réchauffement climatique accéléré a été confirmé en avril 2008 par
James Hansen, le directeur du Goddard Institute for Space Studies
(GISS) et son équipe. Ils évaluent le seuil de danger à 350 ppm de CO2
environ. Or ce niveau a été atteint en 1990. Il se situe aujourd’hui à
385 ppm. Et il augmente à raison d’une à deux unités chaque année. Au
lieu d’utiliser des modèles théoriques pour estimer la variabilité du
climat, lui et son équipe se sont attachés aux preuves fournies par
l’histoire de la Terre. Les scientifiques ont étudié des échantillons
de carottes prélevées sur le fond de l’océan, ce qui permet de
reconstituer les niveaux de C02 sur une échelle de plusieurs millions
d’années. Ces relevés montrent que lorsque le monde a commencé à se
refroidir au début de la période glaciaire environ 35 millions d’années
de cela, la concentration de CO2 dans l’atmosphère était alors
d’environ 450 ppm.
« Si nous conservons ce niveau de 450ppm suffisamment longtemps, il va
probablement entraîner la fonte de toute la glace - ce qui
déclencherait une montée du niveau de la mer de 75 mètres. À des
niveaux aussi élevés que 550ppm, la planète se réchaufferait de 6°
Celsius, indiquent leurs travaux. Les estimations précédentes
considéraient que le réchauffement induit à ce niveau là ne serait que
de 3°C.
La raison fondamentale pour cette réévaluation a été motivée par ce
qu’il appelle « la rétroaction lente » qui est à l’oeuvre dans des
mécanismes qui ne deviennent pleinement compris qu’aujourd’hui. Ces
mécanismes amplifient la hausse de température provoquée par
l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre. Ainsi, la
neige et la glace reflètent la lumière du soleil, et en fondant, elles
laissent exposé au rayonnement solaire le sol qui lui absorbe plus de
chaleur.
De ce fait, lorsque l’inlandsis recule, l’effet de réchauffement est
aggravé. Les technologies d’observation par satellite devenues
disponibles au cours des trois dernières années ont montré que les
calottes glaciaires fondent beaucoup plus vite que prévu, avec les
glaces du Groenland et de l’Antarctique de Ouest qui perdent de leur
volume. Les dernières données satellitaires révélées fin 2008 montrent
que plus de 2.000 milliards de tonnes de glaces terrestres ont fondu
depuis 2003 au Groenland, en Alaska et dans l’Antarctique.
Contrairement à la fonte de la banquise, celle des glaces terrestres
augmente le niveau des océans très légèrement. Dans les années 1990, le
Groenland n’avait pas contribué à une hausse de ce niveau. Désormais,
l’île arctique l’élève d’un demi-millimètre par an, souligne le
glaciologue de la NASA Jay Zwally.Au total, la fonte des glaces au
Groenland, en Alaska et dans l’Antarctique a fait monter le niveau de
la mer d’environ un demi-centimètre ces cinq dernières années, selon M.
Luthcke. Le niveau des océans augmente également sous l’effet de
dilatation des eaux provoquée par leur réchauffement.
Une autre étude menée grâce aux satellites d’observation sur la période
1996 - 2006 montre que la fonte des glaces en Antarctique s’est accrue
de près de 75 % en raison l’accélération du mouvement des glaciers vers
la mer. M. Hansen déclare qu’il considère maintenant comme « peu
plausible » l’avis des nombreux climatologues qui estimaient que le
recul des glaciers prendrait des milliers d’années. « Si l’on conserve
le même rythme je ne vois pas comment l’Antarctique de l’Ouest pourrait
survivre un siècle. Nous sommes devant une élévation du niveau des mers
d’au moins deux mètres durant ce siècle. »
"Il est possible de revenir à un taux de 350 ppm assure M. Hansen.
Selon lui, il faut un moratoire sur les centrales à charbon, puis
supprimer progressivement tous les usages de la houille d’ici à
2020-2030. Il faut aussi revoir nos pratiques agricoles et forestières
de façon à séquestrer du carbone."
Cet avertissement est confirmé par l’évolution de l’"empreinte
écologique" de l’homme en hectares terrestres. Cette empreinte mesure
la superficie biologiquement productive nécessaire pour pourvoir aux
besoins d’une population humaine de taille donnée". Les derniers
calculs montrent que nous avons largement dépassé notre quota -
globalement. La Terre ne peut aujourd’hui offrir que 1,78 hectare
global (hag) par habitant, pas un centimètre carré de plus. Or la
consommation mondiale actuelle exige 2,23 hag productifs par terrien.
Et les calculs montrent que si l’ensemble de la population humaine
adoptait aujourd’hui le mode de vie des Européens et des Américains, il
lui faudrait disposer en surface de quatre à cinq planètes Terre.
Une autre étude publiée le 26 janvier aux Etats-Unis dans les Annales
de l’Académie nationale américaine des sciences (PNAS) montre comment
le changement de la température à la surface des océans, des
précipitations dans certaines régions du globe et la montée du niveau
des océans "sont largement irréversibles pour plus de mille ans après
que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) auront complètement
cessé" (Voir article dans notre rubrique « Environnement »).
A la lumière de ces avancées scientifiques, on ne peut que rappeler
l’enjeu majeur que constitue le futur traité qui doit succéder au
protocole de Kyoto en 2012 et définir les nouveaux objectifs
planétaires de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Un nombre
croissant de scientifiques considèren que l’objectif généralement
affiché des 50 % de réduction à l’horizon 2050 est insuffisant et qu’il
faudrait déduire de 80 % nos émissions mondiales de GES d’ici le milieu
de ce siècle pour avoir une chance d’empêcher un dérèglement majeur et
catastrophique du climat terrestre.
Face à ce défi de civilisation sans précédent il devient de plus en
plus évident que, ni l’utilisation massive des énergies renouvelables,
ni l’amélioration technologique de l’efficacité énergétique de nos
sociétés ne suffiront. Il faudra également réduire "à la source" et de
manière considérable nos besoins en énergie dans tous les domaines de
la production de biens et de services, ce qui suppose une mutation
sociale, culturelle et politique de grande ampleur.
Nous allons devoir, en deux générations, réinventer notre mode de vie,
nos moyens de déplacement, nos villes, notre organisation du travail et
bien sur nos systèmes politiques et nos institutions démocratiques. La
tâche est immense et presque inhumaine mais nous n’avons pas le choix
et la crise financière sans précédent qui secoue la planète doit nous
servir de révélateur pour accélérer la transition vers une civilisation
durable, plus équitable et plus humaine.
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